27.03.2009
NICE METROPOLE ?
Souvenez-vous, il y a quelques posts en arrière, nous l'avions déjà évoqué dans ce blog...
De quoi s'agit-il ?
De la réforme territoriale, proposée par le comité Balladur avec pour objectifs une simplification des structures et la réalisation d'économies.
"Il est apparu au Comité que la simplification des structures qu'il appelle de ses vœux pouvait s'articuler autour de deux niveaux d'administration exerçant chacun un ensemble de compétences distinctes : le premier dédié au pilotage du développement des territoires et des activités, le second aux services à la population.
Cependant les conclusions de ce comité suscitent quelques interrogations notamment sur la création de grandes métropoles (Nice est concernée) avec une crainte exprimée par certains de la dilution des communes.
Que dit le rapport sur ce sujet : Dans le corps de texte : proposition n°7, p.84-p.88
"Afin d'ouvrir la voie à ce changement, le Comité a considéré que la création de "métropoles" se rapprochant de ce modèle pourrait avoir valeur d'exemple et favoriser l'acclimatation de la réforme qu'il appelle de ses vœux.
Pour donner une impulsion nouvelle aux communautés urbaines les plus peuplées et les plus importantes de notre pays, le Comité recommande que soit créée une catégorie de collectivités locales à statut particulier au sens de l'article 72 de la Constitution, les "métropoles".
La liste de ces métropoles serait fixée par la loi elle-même, à l'instar de la loi du 31 décembre 1966 qui a limitativement énuméré les communautés urbaines qu'elle a instaurées et ne mentionnait d'ailleurs pas Paris, dont la réforme du statut répond, on y reviendra, à des préoccupations différentes. Le sentiment du Comité a été que sans cette intervention du législateur, le mouvement qu'il souhaite voir se former aurait moins de chances de se produire, comme en 1966. Cette liste inclurait les actuelles communautés urbaines de Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, ainsi que les communautés d'agglomération de Rouen, Toulon et Rennes, dont les périmètres géographiques pourraient, à cette occasion, être revus de manière à permettre, dans le cadre de l'achèvement de la carte des intercommunalités, leur extension future. (...)
Ces métropoles bénéficieraient de l'ensemble des compétences reconnues aux communes et de la clause de compétence générale. Les communes membres des communautés urbaines et d'agglomération sur la base et dans le périmètre desquelles elles seraient créées, auraient la qualité de « villes », personnes morales de droit public. Elles recevraient attribution de compétences en matière d'écoles, de crèches d'action sociale et médico-sociale et leurs maires conserveraient, outre leurs attributions d'officier d'état civil, le pouvoir de police générale et le pouvoir de délivrer les autorisations individuelles d'urbanisme. Elles pourraient également se voir déléguer des compétences supplémentaires par la métropole et leurs ressources seraient constituées, outre les dotations budgétaires de la métropole d'une partie, à déterminer, des impôts indirects locaux, des dons et legs, des produits du domaine et des redevances pour services rendus.
En outre, le Comité souhaite que les métropoles ainsi créées exercent, par attribution de la loi qui les aura instituées, la totalité des compétences départementales (action sociale et médico-sociale, collèges, environnement...), car tel est bien le meilleur moyen de répondre de manière concrète aux besoins des habitants en zone très urbanisée et de réaliser des économies d'échelle. L'exemple de Paris montre l'efficacité de cette formule. Celle-ci suppose toutefois de scinder des départements existants en deux entités, avec d'une part la collectivité métropolitaine à statut particulier et d'autre part le reste du département subsistant seul sous cette forme.
La désignation de l'assemblée délibérante de la métropole obéirait aux règles définies plus haut : élection simultanée, sur une même liste, des élus des anciennes communes membres et des élus du conseil métropolitain proprement dit ; pérennité de l'identité des anciennes communes membres garantie selon les modalités déjà décrites. Si la proposition du Comité relative à l'imbrication électorale des élections régionales et départementales était retenue, il conviendrait par ailleurs de prévoir que la métropole serait représentée à la région par des conseillers directement élus sur son territoire le jour du scrutin départementalo-régional. (...)
Si ces métropoles étaient créées, ce sont quelque six millions de nos concitoyens qui seraient concernés par cette transformation administrative de grande ampleur, dont les avantages en termes de démocratie locale, d'économies d'échelle et de simplification méritent d'être soulignés. Le Comité attache une importance particulière à cette proposition, qui lui paraît de nature à prendre mieux en compte la spécificité des modes de vie urbains qui rassemblent une majorité de la population et à équilibrer le territoire national par la création de pôles urbains dynamiques et intégrés, dotés d'un fort rayonnement économique et culturel.
Il va de soi, dans l'esprit du Comité que ces onze métropoles auraient vocation à constituer une manière d'avant-garde de l'intégration progressive des communes dans des ensembles plus vastes dotés de la qualité de collectivité locale et non plus seulement d'établissement public. Aussi souhaite-t-il que la loi qui viendrait instituer cette nouvelle collectivité détermine une procédure qui ouvre aux agglomérations qui satisferont aux conditions légales qu'elle déterminera la faculté de se transformer en métropoles si leurs assemblées délibérantes en forment le vœu.
Le Comité ne sous-estime pas l'ampleur des changements institutionnels et pratiques qui résulteraient de l'instauration des métropoles. Aussi recommande-t-il que leur création, décidée par la loi, prenne effet à l'occasion du prochain renouvellement municipal, c'est-à-dire en 2014. (...)"
http://www.lagazettedescommunes.com/reforme_des_collectivites/documents.asp
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26.03.2009
MORALISATION DU CAPITALISME

Désormais, on entre dans l'ère du Licencier plus pour gagner plus. Les entreprises françaises nous expliquent qu'elles ne peuvent pas se permettre de supporter des coûts de structure exorbitants qui les pénalisent dans la compétition mondiale. "Chaque entrepreneur doit se poser la question. Ai-je besoin de tous ces salariés? Ne peut-on pas en faire autant avec moins de gens?
La crise économique à laquelle nous devons faire face aujourd'hui a montré les limites de l'idéologie de marché, cette croyance absolue en une autorégulation optimale d'un système économique centré sur la seule valeur de la maximisation des profits à court terme. Tous les pays sont frappés, tous les secteurs sont touchés, tout le monde a perdu. Certains ont perdu de belles illusions et de gros millions, d'autres ont perdu leur emploi et de quoi tenir jusqu'à la fin du mois. Personne ne sait avec certitude si nous avons déjà touché le fond, personne ne sait avec exactitude quand les beaux jours reviendront.
Une seule chose est sûre : tout le monde veut éviter la répétition de tels événements à l'avenir. La doctrine néo-libérale, qui semblait irrésistible à ceux qui en profitaient le plus, a perdu de sa superbe. Les Etats interviennent de nouveau, les mécanismes de solidarité se reconstituent pour pallier aux déséquilibres et aux inégalités. Jusqu'à quand ?
Les chefs d'Etat des vingt plus grandes puissances économiques actuelles se réunissent le 2 avril à Londres, après une première réunion à Washington à l'automne dernier. L'ordre du jour est ambitieux : dessiner ensemble les contours du nouveau système économique international qui émergera après la crise. Les enjeux sont de taille : la régulation des marchés financiers, épicentre de la crise, et la répartition des richesses entre individus et entre pays.
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25.03.2009
Merci patron on est heureux de travailler pour vous!

Nicolas Sarkozy a défendu mardi à Saint-Quentin (Aisne) sa politique économique face à la crise, promettant d'aller encore «plus loin», mais s'est refusé à proposer une loi interdisant les stock-options ou les parachutes dorés pour les dirigeants d'entreprise en difficulté, vilipendés à droite comme à gauche.
Sur le même sujet : à lire sur le Blog de la section socialiste de l’ile de Ré
La note du jour d’Alain Rinaldi Estrosi-un-dangereux-gauchiste
En conclusion, il convient de méditer sur cette maxime.
La cupidité de quelques uns se nourrit forcément des renoncements de tous les autres.
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24.03.2009
Capotage papal et silence élyséen
Publié par Lozère socialiste
Les saintes conneries proférées par le Pape lors de sa visite du continent africain ont été abondamment commentées, y compris au sein de la hiérarchie catholique en France.
Le Quai d'Orsay, par le biais de son porte parole Eric Chevallier, s'est même senti obligé de s'émouvoir des déclarations du Pontife relatives au préservatif et aux politiques publiques en matière de contraception et d'avortement.
Qu'il soit donc permis de rappeler à Eric Chevallier et autres huiles de la diplomatie française - à la mémoire décidément sélective - la pensée profonde de celui qui, depuis mai 2007, préside aux destinées du pays et « l'incarne » à l'étranger (ah ! le mystère de l'incarnation... c'est quelque chose tout de même...).
« Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. » (Nicolas Sarkozy, Discours prononcé à Latran, 20 décembre 2007).
On ne manquera pas non plus d'observer que le tollé général provoqué par Monsieur XVI n'a pas suscité la moindre réaction de la part de Nicolas Sarkozy, dont on sait pourtant qu'il n'est jamais avare de commentaires sentencieux.
On aurait apprécié que le Président de la République exprime sa désapprobation et souligne l'irresponsabilité des déclarations de son ami Benoît, surtout quand on sait à quel point le SIDA fait des ravages en Afrique.
Mais justement, Sarkozy et l'Afrique, c'est une histoire très compliquée...
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23.03.2009
Un peu d'humour dans ce monde de brutes
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22.03.2009
Face à la crise,

publié par « Terra Nova ».
La politique de relance du gouvernement est-elle efficace ? En annonçant son plan le 4 décembre 2008 à Douai, le Président de la République avait promis d'injecter 28,6 Md€ dans l'économie française. Or, comme l'a révélé une note de Terra Nova, la réalité de ce plan se situe en-deçà des annonces : son montant total ne dépassera pas 10 Md€, auxquels s'ajoutent les 2,6 Md€ du sommet social de février 2009, c'est-à-dire 0,6 points de PIB au total pour 2009. Il s'agit des mesures les plus faibles, en volume, de tous les pays de l'OCDE.
Les mesures prises sont-elles justes ? S'il faut saluer les mesures d'investissement public prises par le gouvernement, l'urgence de la crise exige de soutenir le pouvoir d'achat. Or, comme il l'avait fait au début du mandat avec le « bouclier fiscal », le gouvernement tourne le dos aux classes moyennes et populaires en refusant de soutenir fortement la consommation. Au-delà de son inefficacité économique, ce choix pose la question de la justice sociale.
La politique de relance est-elle durable ? Au contraire des mesures prises aux Etats-Unis, qui sont résolument tournées vers une « croissance verte », le plan français ne consacre que 600 millions d'euros à l'environnement. Par ailleurs, certaines mesures sont en contradiction avec les préconisations du Grenelle de l'environnement.
Pourtant, une relance efficace, juste et durable est possible :
- En accordant le volume du paquet à ses ambitions : Terra Nova proposait en décembre d'investir 40 Md€, soit 2% du PIB ;
- En axant l'investissement public sur des projets « verts »,
- En relançant la consommation par une baisse de 2 points de TVA et par des mesures ciblées sur les ménages modestes ;
- En coordonnant les plans de relance européens.
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20.03.2009
Un gouvernement droit dans ses bottes

Le mouvement social de jeudi 19 mars rencontre ainsi encore un peu plus d’écho que celui du 29 janvier dernier, pourtant déjà très largement soutenu par la population, puisque 75% des Français l’estimaient justifié. La mobilisation syndicale se présente donc comme le mouvement le plus approuvé par l’opinion publique depuis plus de dix ans.
Le gouvernement français s'est refusé à consentir un geste supplémentaire au soir d'une nouvelle journée d'action qui a mobilisé plus de manifestants que lors du premier coup de semonce du 29 janvier.
Les syndicats ont revendiqué une victoire, estimant que la politique de Nicolas Sarkosy cristallisait de plus en plus de mécontentement dans le pays,
L'ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) a appelé jeudi à ne "pas prendre de haut" la journée de grève et de manifestations "parce qu'il y a une vraie angoisse dans l'opinion publique" et a estimé qu'il faudrait "se remettre autour de la table" après ce mouvement.
"Ca n'est pas par l'arrogance ou une forme d'ignorance des préoccupations des gens qu'on sortira de la crise", a déclaré M. Juppé sur LCI alors qu'on l'interrogeait sur les propos de la présidente du Medef Laurence Parisot contestant l'utilité et dénonçant "la démagogie" de la journée de jeudi.
"Il ne faut pas prendre ça de haut parce qu'il y a une vraie angoisse dans l'opinion publique, chez les salariés notamment", alors que "les plans sociaux se multiplient", a-t-il ajouté.
Selon le maire de Bordeaux, "on ne voit pas très bien comment cette crise va finir et donc cela mérite écoute et considération".
"Si on n'arrive pas à rétablir un climat de confiance dans notre pays, on ne s'en sortira pas, l'économie c'est très très peu de science, c'est à 80% de la psychologie et de la confiance", a aussi déclaré M. Juppé.
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19.03.2009
Jour de manif à Nice
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