04.04.2009
Ecole sinistrée de la maternelle à l'université
LE DÉMANTÈLEMENT DE L'ÉDUCATION NATIONALE,
DEPUIS LA MATERNELLE JUSQU'À L'UNIVERSITÉ.
Les réformes des ministres de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur programment le démantèlement systématique du service public de l'éducation en France. Quelques principes simples sont appliqués à tous les niveaux
Une baisse quantitative du nombre d'heures d'enseignement :
- maternelle et élémentaire : passage de 26 à 24 h par semaine soit 3 semaines de classe en moins par an et l'aide personnelle se réalise en dehors des heures de classe.
- secondaire : passage de 30 h minimum actuellement d'enseignements disciplinaires à 27 h maximum.
- université : en Licence, diminution du nombre global d'heures consacrées à la discipline choisie (réduction de moitié en première année). La qualité de la formation est touchée.
► L'alibi de l'allégement du rythme pour les plus petites classes ne trompe personne : il s'agit de mesures d'économie purement budgétaire.
Une réduction de l'offre d'enseignement :
- maternelle : suppression de la scolarisation des tout petits, fragilisation à terme des petites et moyennes sections (en dessous de 5 ans) : vers leur disparition au profit des 'jardins d'éveil' payants ?
- élémentaire : programmes marginalisant les activités d'éveil, de créativité et de construction de la pensée...
- secondaire : resserrement du choix des options, marginalisation de certaines disciplines majeures (SVT, SES, Littérature, Histoire-Géographie etc.) ; suppression du BEP ; passage du Bac Pro. en 3 ans au lieu de 4 ans
- université : pression budgétaire drastique sur les IUT et annonce de leur suppression à moyen terme ainsi que suppression de certaines disciplines en licence considérées comme moins " rentables " économiquement, notamment les sciences humaines. Suppression des IUFM qui assurent la formation au métier d'enseignant.
► À tous les niveaux, l'offre de formation se réduit. La culture n'a plus sa place dans le système Darcos : les enfants des milieux défavorisés en seront les premières victimes.
Le principe du 'KIT' ou l'enseignement en pièces détachées :
- secondaire : morcellement de l'enseignement en 'modules' semestriels, alors que la durée et la continuité sont nécessaires aux apprentissages ; le 'zapping' disciplinaire est préféré à l'approfondissement et à la consolidation des acquis ; le 'groupe-classe' est disloqué de même que les équipes pédagogiques, alors que le seul traitement de l'échec scolaire ne peut être que collectif.
- université : premières années vidées de leur contenu par un émiettement des enseignements, une formation superficielle, un affaiblissement des contenus disciplinaires ; la "semestrialisation" de l'année nuit à la continuité de l'enseignement et à un véritable projet pédagogique cohérent et exigeant.
► Ce principe du 'kit' s'oppose à une réflexion globale sur la cohérence et la progression des programmes, du primaire au baccalauréat.
La mise en concurrence des élèves, des enseignants et des établissements :
- collèges élémentaire : évaluations nationales et livret de compétences ( inadaptés) inutilisables sinon pour quantifier et comparer les écoles principalement, mais aussi les élèves avec la mise en ligne des évaluations nationales.
- secondaire : mise en compétition des établissements entre eux ; le choix de l'inscription apparemment laissé aux parents se heurtera à la sélection (sur dossier) par les établissements, renforçant les inégalités sociales.
- université : La loi 'Liberté et Responsabilité des Universités' (LRU) donne une autonomie de gestion aux universités et vise à mettre en concurrence les universités dans un système à deux vitesses : pôles d'excellence universitaires d'un côté, simples universitaires sous-dotés, coupés de la recherche, de l'autre.
'► Cette mise en concurrence se fera au bénéfice des établissements les mieux dotés et renforcera un système à plusieurs vitesses. Le prétendu choix laissé aux parents pour la scolarisation de leur enfant se heurtera à la sélection des établissements : sélection par évaluation, sélection financière.
Le financement des études et de la scolarité : à la charge des familles et des étudiants :
- maternelle et élementaire : jardins d'éveil payants ; le passage à la semaine de 24h sur 4 jours laisse les parents supporter seuls les frais de garde des enfants le mercredi
- secondaire : avec la suppression de postes de Conseillers d'Orientation, la responsabilité de l'orientation est transférée à des personnes non qualifiées... alors même qu'est prévue une semaine de réorientation entre les deux semestres : pour les parents, un recours aux bilans d'orientation payants dans le privé ?
- université : La LRU a pour objet de dégager de nouveaux financements pour les universités, d'où l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants, générale en Europe ces dernières années (autour de 2000 euros en Italie, 9000 euros par an pour une université moyenne en Grande Bretagne).
► Le principe d'une éducation laïque gratuite est, dans les faits, remis en question. Le nouveau système accroîtra les inégalités, contre la mixité sociale.
Fausse autonomie et vraie centralisation des pouvoirs :
- primaire : les futurs Établissements public d'enseignement primaire (E.P.E.P.) seront des regroupements d'écoles, administrés par des Conseils d'Administration où les enseignants seront largement minoritaires ; ces regroupements entraîneront la fermeture d'écoles moins 'rentables'.
- université : Avec la L.R.U, les pouvoirs du président de l'université sont considérablement accrus, sans garde- fou prévu par la loi ; participation des enseignants-chercheurs et des étudiants au CA réduite.
► Ce nouveau mode de gestion signe la bureaucratisation du système.
Suppression des aides aux enfants et aux étudiants :
- primaire : suppression des RASED (3000 enseignants spécialisés auprès des enfants en grande difficulté), que ne compense pas " l'aide personnalisée " assurée par des enseignants non spécialistes. L'accompagnement se résume alors à garder le plus longtemps possible les élèves sur les écoles !
- secondaire : réduction des postes d'infirmières, de médecins scolaires, des Conseillers d'Orientation... Disparition des heures d'aide individualisée et des classes dédoublées.
- université : La réduction du nombre de bourses (rapport Lambert), la suppression du stage d'un an rémunéré pour les étudiants qui auront réussi les concours de l'enseignement, des projets encourageant l'endettement des étudiants désirant faire des études, d'où une sélection sociale accrue.
► L'état fait payer son désengagement financier aux familles.
L'évaluation et le contrôle contre la formation :
- maternelle et élémentaire : Évaluations nationales et livret de compétences inadaptés, inutilisables pédagogiquement sinon pour quantifier et comparer ; pilotage du système éducatif par les seuls résultats impliquant le bachotage au détriment d'une réelle construction des savoirs, de la culture, de la pensée personnelle.
- secondaire : SCONET, instrument de fichage des élèves ; appel à offre sur le contrôle des enseignants (" veille de l'opinion ") : le choix du contrôle et de la répression au lieu de la formation.
- université : pour les enseignants, une évaluation purement quantitative et arbitraire de leurs travaux, au lieu de l'évaluation collégiale actuelle, fragilise la recherche. Cette évaluation bureaucratique des enseignants est principalement motivée par la volonté de supprimer des postes, avec pour conséquence la diminution de l'encadrement des étudiants.
► L'évaluation est coupée d'un programme de rémédiation et de formation : elle devient un simple instrument de classement, de sélection et de contrôle.
Vers la " déprofessionnalisation " du corps enseignant :
- primaire : La formation des enseignants est remise en cause (" masterisation ", suppression des IUFM). Le projet de création des jardins d'éveil où l'accent est mis sur la garde des enfants et non sur l'enseignement, la diminution du nombre de remplaçants qui amène l'institution à recruter des contractuels via une Agence Nationale de Remplacement (ANR) mettra, devant les enfants, des adultes qui ne sont pas formés au métier d'enseignant.
- secondaire : généralisation du recours aux remplacements par des vacataires sous payés, mal formés, pour des contrats courts (200h maximum) : combien de remplaçants (s'il y en a...) un élève verra-t-il défiler dans l'année ? Généralisation de la bi- ou trivalence (un enseignant pourrait indifféremment enseigner l'anglais, le français, l'histoire...) au détriment d'une vraie compétence dans la matière enseignée.
- université : La formation des futurs enseignants du secondaire (" mastérisation des concours ") bouleversée : baisse du niveau de connaissances demandé dans la discipline, baisse de la formation pratique (suppression de l'année de stage). Or l'enseignement est un métier qui s'apprend. L'affaiblissement des concours de recrutement nationaux va ouvrir la voie à la généralisation des enseignants vacataires et donc à des remplacements de courte durée . Cette réforme est cohérente avec celle des lycées : elle va permettre la mise en place des enseignements modulaires, avec des enseignants non titulaires, donc facilement recrutés puis mis à pieds.
► Conséquences : baisse de qualité de l'enseignement et remise en question de la compétence et de la légitimité même du rôle de l'enseignant.
Nous refusons cette entreprise de démantèlement sans précédent de l'Education Nationale, de la Maternelle à l'Université.
Nous refusons la démission des pouvoirs publics quant à la formation et l'instruction des enfants et des jeunes.
Nous appelons parents, enseignants, élèves, étudiants, à manifester leur opposition aux Réformes Darcos / Pécresse.
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03.04.2009
L'EDUCATION EST NOTRE AVENIR
Il est de plus en plus clair qu'un projet cohérent est mis en place de la maternelle à l'université : il promeut dans les programmes un modèle réducteur de transmission des savoirs
Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d'un grand service public laïque d'Education. Il traduit notre choix républicain d'une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l'accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C'est pourquoi nous souhaitons passionnément qu'elle évolue et se transforme pour s'acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».
Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l'avenir de la jeunesse, c'est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d'une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l'Education qu'un moyen d'économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d'emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s'inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n'est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d'un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu'elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l'Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l'école ce qu'elle doit assurer pour tous.
Aussi, nous poussons aujourd'hui un cri d'alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d'Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d'autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l'Education est une richesse pour notre pays, que l'avenir se joue aujourd'hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n'entraîne, pour de nombreuses années, le service public d'Education dans l'affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l'Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n'acceptons pas que la société découvre a posteriori qu'on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !
Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l'opinion, agissons sans attendre !
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02.04.2009
Crise = Envolée du chômage
UMPerles
« Ne vous inquiétez pas. Vous connaîtrez tous les candidats le 7 juin ! »
Le 31 mars 2009
Xavier Bertrand à propos du cafouillage sur la constitution des listes UMP - (Le Parisien 31 mars)
"Jusqu'à présent, nous n'avons pas commis d'erreur"
Le 26 mars 2009
Nicolas Sarkozy - Discours à Saint Quentin - 24 mars 2009
"Je me fais taper dessus, mais j'ai la banane."
Le 26 mars 2009
(Nicolas Sarkozy lors de la réception des députés UMP à l'Elysée le 25.03.09)
Frédéric Lefebvre : "Le bouclier fiscal est un élément de justice"
Le 23 mars 2009
Frédéric Lefebvre : "Le bouclier fiscal est un élément de justice"
"Je pense que ce n'est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour."
Le 22 mars 2009
Christine Boutin, après les propos du pape sur le sida en Afrique, RTL, 19/03/2009
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01.04.2009
Rémunérations des patrons. Un décret poisson d'avril...

Décréter pour ne rien dire. Le décret sur la rémunération des patrons a été publié au Journal Officiel : techniquement, il ne sert à rien et concrètement, il préconise des mesures qui ne changent rien. Pour reprendre les termes de Nicolas Sarkozy, les patrons "malhonnêtes" pourront continuer à s'accorder des primes grassouillettes aux frais de la princesse.
Parachutes dorés chez Valeo, stock-options à la Société Générale, bonus en rafales chez Natixis et Cheuvreuxne marche pas", constataient les ténors de la majorité, Eric Woerth en tête. François Fillon dénonçait ceux qui "mettent en péril l'ensemble de notre système économique et social". Jean-François Copé annonçait une loi impitoyable dans les deux mois. (Crédit Agricole)... La polémique faisait rage sur la rémunération des grands patrons. Les membres de la majorité s'étaient reconvertis pour l'occasion en héros altermondialistes. Le code de bonne conduite du MEDEF "
Haro sur les patrons malhonnêtes !
Et Nicolas Sarkozy concluait ce feu d'artifice par un bouquet final impressionnant : "il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat ou qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", car dans ces cas là, précisait le chef de l'Etat, les entreprises recourent aussi "aux fonds publics" qu'il ne serait pas "honnête d'utiliser à autre chose qu'au redressement d'une entreprise".
On allait voir ce qu'on allait voir... et on a vu !
Le décret n°2009-348 du 30 mars 2009 a été publié ce matin au Journal Officiel. Il n'a en réalité guère plus de valeur qu'un simple courriel, sans accusé de réception. D'entrée, l'article 1 précise que les mesures édictées ne pourront être valables qu'amendées aux conventions déjà signées avec les seules entreprises aidées. Il ne s'agit donc que de conseils qu'il faudra graver ensuite dans le marbre d'un contrat. Hormis les six banques et les deux constructeurs automobiles PSA et Renault, aucune autre entreprise n'est concernée. Le premier ministre s'en remettant sur ce point aux "sages" du MEDEF, ceux qui n'ont "ni le désir, ni l'envie", dixit Laurence Parisot, d'aller plus loin que ce qui existe déjà... et qui "ne marche pas" !
Poisson d'avril
Conclusion : un décret qui ne sert à rien (puisque ce sont les conventions qui comptent) préconise des mesures qui ne changent rien (puisque les dirigeants concernés avaient d'ores et déjà renoncé à leurs stock-options). Une sorte de poisson d'avril primo-ministériel...
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31.03.2009
Partage des richesses ?
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30.03.2009
LOI HADOPI
Une loi scandaleuse et ridicule
le 9 mars 2009 23h17 | par
Jacques AttaliComme en agriculture, où les riches paysans de la Beauce se sont depuis longtemps cachés derrière les pauvres agriculteurs de montagne, pour obtenir des subventions dont ils étaient en fait les principaux bénéficiaires, les industries du cinéma et de la musique mettent maintenant en avant quelques créateurs et quelques chanteurs bien vus des puissants, pour maintenir d'indéfendables rentes de situation.
Qu'on puisse dans la France de 2009 présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d'une partie de la gauche, une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l'Assemblée nationale est une signe de plus d'un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture. D'un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d'affaires sont employés de façon indifférenciée .
Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l'interdiction de l'accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.
Absurde, parce que plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming . Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu'on prétend interdire d'accès à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu'un enfant utilise l'ordinateur familial pour écouter de la musique. Absurde parce que les vrais artistes n'ont rien à perdre à faire connaitre leurs œuvres, ce qui leur attirent de nouveaux spectateurs et les protègent, à terme, contre l'oubli.
Scandaleuse parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les faits et gestes des internautes ; parce qu'elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les œuvres d'artistes inconnus, des films en 3 D ou tant d'autres innovations qui s'annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d'accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d'auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives et des agents des artistes ) . Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu'on pouvait donner quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise, voilà qu'on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd'hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture. Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut elle se prêter à une telle hypocrisie ?
A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d'auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d'etre des premières sociétés d'auteurs . Voilà qu'on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu'on prétend transformer les artistes en une avant-garde d'une police de l'Internet où sombrerait la démocratie.
Cette loi sera sans doute votée, parce qu'elle est le pitoyable résultat d'une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s'attirer les bonnes grâces d'artistes vieillissants et des chefs d'entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes.
Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous.
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Un peu de détente
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29.03.2009
Refondation du capitalisme
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