04.03.2009

Dessin de GOUBELLE

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03.03.2009

LA PROFITATION

MAISON.jpgVoici un terme à rajouter au dictionnaire : PROFITATION (Antilles) Fait de profiter de façon inique.

Source : le reboussie

Je trouve ce terme créole de « profitation », découvert au fil de la crise antillaise, très intéressant. Il est utilisé là-bas pour qualifier les sur-profits réalisés par les sociétés en position de monopole.
La profitation naît d'une rente de situation. Souvent, ces monopoles ou «concessions» ont été créés à l'origine pour, au contraire, fournir localement des prix plus modérés  que ceux qui auraient résulté du marché (problèmes d'insularité et d'éloignement). Progressivement, et souvent par collusions politico-claniques, l'avantage s'est mué en rente.
Je ne cède pas au linkbait1! Ce terme de PROFITATION me plaît parce qu'il manque en économie. En effet, le profit est censé rémunérer justement le risque financier, l'innovation et le savoir-faire. La rente, elle, correspond à la rémunération d'un acquis (sol, propriété, talent, ...), objectivement apprécié par le marché. Si vous avez un terrain qui devient constructible, il va voir sa valeur monétaire multipliée par deux, trois ou dix (rente foncière). Mais en fonction du prix que sont prêts à mettre les promoteurs pour l'acquérir. S'il est entouré d'une décharge publique et de ruines industrielles malodorantes, il est fort probable que la rente reste très modérée. La plus value, on le sait, décrit selon Marx la part extorquée au salarié par le capitaliste détenteur des moyens de production. Elle reste donc un concept très « pollué » par l'idéologie.
La profitation pourrait donc convenir pour représenter le profit indu, hors marché, ne pouvant donc être économiquement ni socialement justifié. Le concept va bien pour les parachutes dorés, les primes arbitraires, les stocks options imméritées, ... tout ce que dénonce la (vraie) gauche depuis longtemps et les libéraux lucides (Obama par exemple) stigmatisent depuis hier comme une extorsion cynique en période de crise. Autant le salaire de Ronaldinho ou de Ribéry résultent d'un marché (voire d'un mercato !) réel, autant le cachet de Brad Pitt correspond au pari d'entrées anticipées, autant les juteuses largesses que s'auto accordent certains dirigeants relèvent de la profitation.

LKP.jpgCe qui se passe en Guadeloupe, peut constituer un laboratoire d'analyse pour l'Hexagone. La méthode à la hussarde de Sarkosy y montre ses limites. Pour réformer il faut du temps, il faut le faire avec le concours de la population. Les porte-flingues du président, choisis plus pour leur docilité que pour leur lucidité (coucou Rama !) oublient que le vrai changement n'est pas dans les textes, mais dans les têtes.
La dictature, ce n'est pas seulement « a ferme !» comme disait Woody Allen, ou «ta gueule» Nicolas dixit, c'est aussi pour le citoyen lambda, la certitude que tout étant décidé hors de lui, il n'a pas à assumer les erreurs du commandante. A l'inverse, toujours pour citer Woody Allen, la démocratie, ce n'est pas «cause toujours !», c'est aussi le fait que nous soyons la cause et les co-responsables de ce qui se passe dans notre pays. Lundi soir, à Mots Croisés, messieurs Copé et Woerth ont démontré à l'envi le mépris dans lequel ils tenaient tous ceux qui n'étaient pas de leur avis, opposition, syndicalistes, journalistes et même sondeurs ! Même le patron pris en otage en était gêné ! Attendez, messieurs Ô ministres intègres, nous ne voulons pas (pas encore !) procéder au grand soir et étrangler tout patron ! Nous aspirons légitimement à avoir le droit de dire qu'il serait bon de s'attaquer à la profitation. Non pas aux profits réglos, non pas aux rentes normales des héritages mérités, ce avec quoi vous voulez effrayer le quidam ! Que peut-être, Ô ministres intègres qui benoîtement redécouvrez l'impérieuse nécessité d'avoir une politique industrielle (ça s'appelle un PLAN2), il conviendrait, dans un monde normal, de se demander si le fric que vous prêtez (paraît-il) aux grands groupes ne vont pas finir en profitation. Le mépris vous va mal, vous qui prôniez, il y a quelques mois, la primauté indiscutable des ingrédients qui ont servi de carburant à la crise ! Vous qui êtes les suppôts déclarés et avérés de la profitation ! Vous pérorez comme si la dictature des idées devenait, du fait qu'elle était exercée par un groupe censé être majoritaire, le mode normal de fonctionnement. Vous réfutez la réalité des chiffres quand elle ne vous va pas, vous ne vous apercevez même plus de votre suffisance imbécile. Jamais probablement un gouvernement n'aura donné une image aussi caricaturale dece que peut être la droite au pouvoir. Elle montre, avec une radicalité presque ontologique, sa fermeture congénitale aux débats attaraxiques.
GUADEPOUPE.jpgMais, attention, les Antillais ne semblent pas goûter ces sourires arrogants qu'ils ont trop vus aux lèvres des colons. Ces promesses de bâton qu'ils ont trop ressenties dans les îlets . On ne peut pas traiter les autres comme des sous-citoyens. Je crains un embrasement, je dis que je crains, je l'affirme fort, pour ne pas qu'en plus, on nous traite d'irresponsables. Les responsables sont aujourd'hui dans les syndicats qui tentent de vous faire comprendre, Ô ministres intègres, qu'ils peuvent (presque) tout négocier ... sauf la profitation éhontée !

 

 

 

02.03.2009

La proposition de Loi Rudy SALLES : une mauvaise action

Suite de la note précédente du 17/02/2009 Des syndics bénévoles très génants

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Source : http://www.copropriete-cooperative.com

La proposition de loi déposée par Monsieur Rudy Salles est une atteinte grave à la liberté des copropriétaires de gérer eux-mêmes leur immeuble, liberté confirmée par la loi.

Nous vous proposons de lire ci-dessous, une note de l'ANCC exprimant leur position à propos de la proposition de loi du parlementaire Rudy Salles. Cette association est particulièrement concernée puisque 80% de leurs adhérents sont des syndicats de copropriétaires gérés par des syndics bénévoles ou coopératifs représentants plus de 50.000 logements. Ils sont évidemment intervenus auprès d'un certain nombres de parlementaires pour leur exprimer leur indignation ainsi qu'auprès de membres du gouvernement.

Un député, Monsieur Rudy SALLES, vient de déposer une proposition de loi tendant à l'encadrement de l'exercice de la fonction de syndic par des non professionnels.
Quel est son objet ? Sous le faux prétexte de protéger chaque copropriétaire d'une gestion défectueuse de son bien, ce projet a pour objectif d'interdire aux grosses copropriétés de se gérer elles-mêmes et de rendre particulièrement difficile les conditions de la gestion des petites copropriétés par un ou plusieurs de leurs copropriétaires, ce qui conduirait en fait à les empêcher de fonctionner sous ce régime.

Ce texte est dangereux pour plusieurs raisons :

  • Il porte atteinte à une liberté fondamentale qui est de gérer ses biens soi-même, liberté qui est reconnue par la loi Hoguet du 2 janvier 1970 et par la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété.
  • Il limitera fortement la concurrence dans le domaine de la gestion des logements et favorisera des groupes d'entreprises à vocation uniquement commerciale voire spéculative, orientation contraire à la gestion en bon père de famille qui doit caractériser la gestion du logement collectif privé.
  • Il contribuera à l'augmentation importante des charges de copropriété dans les petits immeubles qui représentent 60% du parc français.
  • Il affaiblira la protection des copropriétaires qui seront à la merci de professionnels indélicats, comme le montrent les nombreuses interventions des associations de consommateurs ou de copropriétaires, de la DGCCRF ou de la justice.
  • Il affaiblira le lien social au sein des copropriétés et fera de ces dernières un terrain d'opposition des copropriétaires entre eux, alors que le bénévolat favorise la gestion coopérative de leur logement par les copropriétaires.


26.02.2009

la loi "TEPA" est un échec

la france d'après.JPGLa mesure phare du gouvernement Fillon, à savoir la loi TEPA, était censée aller chercher le point de croissance qu'il nous manquait. Ceci à grands renforts de défiscalisations pour les entreprises ainsi que pour les salariés. Le 29 janvier 2009, Christine Lagarde s'était empressée de crier victoire en communiquant un chiffre d'heures supplémentaires prévisionnelles pour 2008 de 750 millions en 2008 contre 730 millions réalisées en 2007. Nadine Morano avait  rajoutéune couche en précisant que pour le citoyen lambda cela faisait 150 € de plus en moyenne par mois. Le Figaro avait emboîté le pas de ces dames en titrant : le succès de la loi sur les heures sup'. L'UMP n'était pas en reste puisqu'il avait alors réalisé un billet intitulé: les heures sup': ça marche.

Les chiffres de l'Acoss

Las, les chiffres viennent de tomber Vendredi dernier, et c'est l'Acoss qui fait office d'oiseau de mauvaise augure. Les heures sup' réalisées en 2008, comme je le pensais voilà 15 jours, ont été bien moindre que les incantations gouvernementales ne le laissaient penser. Il y' a donc eu « seulement » 725 Millions d'heures sup' réalisées en 2008, soit moins qu'en 2007.

40 % environ des entreprises ont bénéficié de ce dispositif pour un coût global de 2.8 milliards d'euros pour l'état. Ces 2.8 milliards d'euros sont répartis en 2.1 milliards d'exonération salariale et 700 millions d'euros d'exonération patronale. Quant aux salariés de ces entreprises, ils ont réalisé un peu moins de 10 heures sup' en moyenne par mois. Ce qui représente 4 heures sup' en moyenne par Français. Que ce soit 10h ou 4 h, nous sommes de toute façon bien loin des 150 € puisque ce sont principalement des heures de production réalisées à un salaire proche du SMIC.

Les interprétations

Les heures sup' 2008 ont été inférieures à 2007; crise économique oblige il ne fallait pas être grand clerc pour le deviner. Le gouvernement a donc essayer de valoriser sa loi par une mystification des chiffres qui a été reprise par une partie de la presse ainsi que par l'UMP. La désinformation ne lui a été d'aucuns secours puisque les chiffres 2008 sont inférieurs à ceux de 2007.

Le gouvernement a essayé de justifier sa politique en essayant de démontrer que le delta d'heures sup' entre 2008 et 2007 était positif. ce qui ne justifait de toute façon en rien la loi TEPA. De toute façon cette tentative de justification vient de se heurter à la réalité. Ce qui pose problème en l'occurrence, ce n'est pas tant la volonté du gouvernement de valoriser sa loi, en enjolivant un peu les chiffres comme cela a toujours été le cas. Mais c'est de présenter une photographie contraire à la réalité.

La question de la crédibilité de ce gouvernement est donc posée puisque faire de la désinformation tout en sachant que les chiffres ne confortent pas cette thèse relève d'un cynisme machiavélique.

Que faire de la loi TEPA ?

Son volet concernant les heures supplémentaires a donc été un échec, avec 4 h supplémentaires par mois en moyenne et par salarié sur 2008. L'augmentation moyenne par salarié n'aura été que d'une trentaine d'euros. En revanche le coût global pour l'état est important puisque cette moins value fiscale lui a coûté presque 3 milliards d'euros.

François Chérèque ainsi que des syndicats ont d'ailleurs demandé l'abrogation de la loi TEPA lors du sommet social la semaine dernière. Au vu des chiffres, Nicolas Sarkozy aurait pu prendre la balle au bond pour supprimer cette loi qui n'a pas atteint son objectif. Le coût politique de cette décision aurait été assez faible et la démarche assez habile. Hélas, il est resté sur sa position, peut être croit-il lui même aux chiffres erronés qu'a divulgué sa ministre de l'économie, ou bien a t'il lu le Figaro?

Nous sommes donc en face d'un dogme économique: ce que le président a décidé est bien. Cette posture est donc bien peu pragmatique et tourne à la doctrine actuellement. Cette mauvaise décision représente environ 3 milliards d'euros par an sur les 15 milliards du paquet fiscal. François Fillon aurait pu préciser la semaine dernière pour un peu d'équité dans les chiffres que ce sont bien 15 milliards supplémentaire de dette par an que nous coûte cette loi.

Par Christophe dans http://www.peuples.net/


 

25.02.2009

EMMAUS MARSEILLE: L’ETAT CONTRE LES PAUVRES !

emmaus.jpgL'Union syndicale Solidaires 13 dénonce l'interpellation d'un sans-papiers au sein de la Communauté Emmaüs de la Pointe-Rouge la perquisition effectuée le 17 février 2009 dans la Communauté, et la mise en garde-à-vue toute la journée, du salarié co-responsable de la Communauté.

Les Communautés Emmaüs existent depuis plus de 60 ans. Elles accueillent sans distinctions (administrative, ethnique, religieuse, politique...) et sans limite de temps toutes les personnes qui le demandent et qui sont exclues par notre société.

L'Etat criminalise les salariés qui soutiennent cette population en leur proposant gîte, couvert et accompagnement social. Pour les salariés et bénévoles, oeuvrant de manière générale dans le champ social et humanitaire, le respect absolu de la loi ne peut pas se faire au détriment des valeurs déontologiques que sont la non-discrimination, le respect de la vie privée et le secret professionnel.

Par cet acte inqualifiable, l'Etat crée le délit de solidarité.

Encore une fois, il s'attaque aux plus pauvres, les plus vulnérables d'entre nous : les sans-papiers.

Est-ce là tout ce que la France a à offrir aux personnes les plus vulnérables qui vivent sur son sol ?

Ce n'est pas acceptable !

Dans notre société,des milliers de personnes vivent dans la peur constante d'un contrôle de police, n'ayant droit à rien, ne pouvant subvenir normalement à leur besoin. Des pans entiers de l'économie vivent grâce à ces personnes en situations irrégulières. Ainsi le gouvernement livre des milliers d'êtres humains à des exploiteurs sans foi, ni loi !

L'Etat est responsable de cette situation inique en refusant de régulariser les sans-papiers. La politique du gouvernement démontre son cynisme avec l'affaire Emmaüs. Elle consiste à couper tous les liens de solidarités avec tous les sans-papiers.

Ce n'est pas l'encouragement à la délation érigé en principe par le nouveau ministre de l'Immigration qui va permettre de mettre fin à l'exploitation des plus pauvres. Le but de sa manœuvre n'est pas de protéger les sans-papiers, mais de les repérer en les poussant à se manifester d'eux-mêmes Ils seront pris alors dans l'étau des lois anti-immigrés prises depuis quatre ans par le ministre puis président Sarkozy.

Nous n'avons pas entendu à ce sujet Martin Hirsch, rallié à cette politique : qu'aurait il dit s'il était encore président d'Emmaüs ?

Solidaires 13 apporte son soutien au salarié mis en garde à vue et à l'ensemble de la communauté concernée, soutient tous les salariés et bénévoles oeuvrant auprès des sans papiers et demandeurs d'asile, dénonce fortement ces types de pratiques contraires aux droits de l'homme et soutient toutes initiatives locales et nationales pour la régularisation de tous les sans-papiers.

 

24.02.2009

Inquiétudes sur les conclusions du Comité Balladur

FRANCE ADMINISTRATIVE.jpgDans quelques jours, en principe,  le Comité BALLADUR mis en place par Nicolas SARKOZY à l'automne dernier, rendra ses conclusions sur la réforme du statut des collectivités territoriales. Ce que l'on sait du projet de rapport soulève les plus vives inquiétudes.

1. La suppression de la taxe professionnelle annoncée par le président de la République sans proposer aux collectivités une ressource alternative qui leur assure des recettes dynamiques liées à l'activité économique, a été dénoncée par les élus des collectivités de gauche mais aussi de nombreux élus de droite. Nous demandons une réforme de la fiscalité locale qui rétablisse la justice fiscale et s'attaque aux inégalités territoriales, dans les villes comme dans les campagnes. Nous travaillons à une réforme qui vise à:

  • garder l'équilibre entre la fiscalité locale sur les ménages et sur les entreprises,
  • rendre la fiscalité locale plus progressive et plus favorable à l'activité économique,
  • rendre plus juste la taxe d'habitation,
  • remplacer la taxe professionnelle par un impôt territorial qui ne pénalise pas l'investissement et l'innovation et maintienne le lien entre les entreprises et le territoire où elles sont implantées,
  • garantir l'autonomie fiscale des élus locaux,
  • renforcer la péréquation entre collectivités.

2. Nous récusons le projet de fusion des élus régionaux et départementaux, sous le vocable «conseillers territoriaux». Ce projet est dangereux car :

  • il fragiliserait la région en envoyant siéger au Conseil régional les élus des départements. En supprimant le lien direct avec les électeurs, on diminue la Région alors qu'il faudrait la renforcer. Les régions ne doivent pas devenir des fédérations de super-cantons, mais au contraire garder leur dynamique propre pour un développement économique et aménagement du territoire cohérent.
  • il priverait les élus départementaux des relations de proximité qui font la force des départements dans leurs interventions sociales au bénéfice des personnes âgées, handicapées, des familles, des personnes en situation de précarité.
  • Nous voulons au contraire renforcer chaque collectivité car chacune a son utilité, en clarifiant les compétences des régions et départements et en désignant des chef de file pour les compétences partagées, au demeurant marginales dans les budgets régionaux et départementaux.

 

3. Nous voulons également terminer les intercommunalités en fixant une date butoir et que l'on puisse élire au suffrage universel les exécutifs des intercommunalités, soit en adoptant le système Paris-Lyon-Marseille, soit par un système mixte associant l'élection au suffrage universel direct du conseil intercommunal et la représentation des maires.

Notre réforme contrairement à celle du gouvernement est de nature à satisfaire des priorités utiles au pays et à nos concitoyens : la réduction des disparités territoriales et des inégalités sociales, conditions essentielles à la compétitivité renforcée; l'efficacité accrue des politiques publiques; le renforcement de la démocratie locale.

Ne nous laissons pas berner par un discours faussement moderniste et réellement rétrograde. Faisons prévaloir les vrais enjeux à appréhender et exigeons, avant tout, le temps nécessaire à une concertation approfondie.

Communiqué d'Elisabeth GUIGOU
Secrétaire nationale en charge de la réforme de l'Etat, des collectivités territoriales et des finances locales.


 

22.02.2009

Réforme des collectivités territoriales

Balladur.jpgAlors que le comité Balladur II s'apprête à rendre son rapport sur la réforme territoriale de la France,

A écouter notamment l'audition d'Alain Rousset, Président de l'Assemblée des Régions de France, tant sa vision est claire, ambitieuse et pertinente.

Le rapport du comité pour la réforme des collectivités locales, propose une révision de l'organisation du territoire dans sa répartition, son fonctionnement et son mode de gouvernement.

Un nombre restreint de régions. A ce stade, la commission a retenu la création de 15 régions "de taille européenne", au lieu de 22 actuellement en France métropolitaine, redécoupées sur la base du volontariat et de l'incitation. En l'état actuel, toute modification doit être acceptée par les assemblées concernées.

Pas de fusion région-département mais un conseiller territorial. La fusion entre les régions et les départements a été écartée. Le comité envisage toutefois de limiter leurs capacités d'intervention, en les spécialisant dans des secteurs définis. Les régions prendraient en charge les collèges avec les lycées.

Huit métropoles aux compétences élargies. Le rôle des métropoles, au nombre de huit dans un premier temps (Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse) devrait être renforcé. Elles bénéficieraient de pouvoirs élargis relevant jusqu'à présent des départements, notamment dans l'action sociale.

Communes et agglomérations. La commune reste l'échelon de base intouchable, mais l'organisation intercommunale est privilégiée.

Le choix ne semble pas arrêté sur les compétences et responsabilités respectives, comme sur les modalités d'élection des conseillers communautaires.

Echéance 2014. Si elles sont retenues par le gouvernement et votées, les propositions du comité Balladur ne devraient pas être mises en œuvre avant les élections régionales du printemps 2010. La nouvelle organisation ne serait donc applicable qu'en 2014, date du renouvellement des conseils généraux.

 

19.02.2009

Cautères sur une jambe de bois

sarkozy_parisot.jpgPour faire face à la crise du siècle, suivant l’expression même du président, nous espérions des mesures fortes et des réponses sociales à la hauteur de la situation.

Forces est de constater qu’à l’issue de ce sommet, il se dégage une grosse déception : nous sommes resté sur notre faim.». Le compte n'y est pas", disent tous les syndicats. Quant au contenu des propositions, cela n’est que du "recyclage" pour une bonne partie.

Curieuse méthode de dialogue social et de consultation des partenaires sociaux, mise en scène de communication, overdose médiatique ou toutes les mesures étaient déjà ficelées préalablement y compris une intervention télévisuelle déjà enregistrée.

Alors que notre pays traverse la crise la plus profonde depuis la Seconde guerre mondiale, Nicolas Sarkozy parle beaucoup mais ne propose aucune mesure efficace.

Pendant ce temps-là, la France s’enfonce dans la crise, les plans sociaux se multiplient, malgré les effondrements qui succèdent aux faillites, le chômage explose et le pouvoir d’achat recule.

Face à cette violence qui s'accroît de jour en jour, le président s'est contenté d'annoncer, ce 18 février, une série de meurettes. Il ne s’agit pas d’un plan « anti crise » mais d’un plan d’aide aux « victimes de la crise ».ou tout n’est que premiers secours.

Pas d’augmentation du smic, l’abrogation de la fameuse loi TEPA (défiscalisations, heures sup), à laquelle, dès maintenant Sarkozy a dit qu’il ne toucherait pas.
Ni de suppression du paquet fiscal.
Education, santé, transports, justice, secteur privé ou public, médias, environnement, immigration, chaque semaine voit un secteur s'ajouter, à la liste des frondes contre les "réformes" du gouvernement, lequel dit vouloir maintenir le cap, droit dans ses bottes.

Comme le résume si bien jef dans son blog : «  Les proportions sont parlantes: 100 aux banques, 10 au patronat, 1 aux pauvres »…

Pendant cela ce temps la, dans les Antilles françaises, les populations souffrent gravement, elles vivent toujours dans l’archaïsme colonial, celui de la dépendance et de l’assistanat, après un mois de grève générale et une tension de plus en plus forte après la rupture des négociations l La situation est catastrophique.