10.06.2009
CHANGER OU DISPARAITRE
Par Pierre MOSCOVICI
J'ai tenu à m'adresser à vous après ces élections européennes qui ont été pour le Parti Socialiste un choc, et j'espère un électrochoc. Le Parti Socialiste est menacé de disparition.
Ne croyons pas que les formations politiques sont éternelles. Le Parti radical sous la IIIe République a disparu, la SFIO a laissé sa place au Parti Socialiste au début des années 70 après Epinay, le Parti Communiste n'est plus que l'ombre de lui-même.
Nous sommes aujourd'hui dans une situation extrêmement difficile. Cela fait tant d'années que nous n'avons pas travaillé sur le fond. Cela fait tant d'années que nous n'avons pas gagné une grande élection nationale. Et maintenant, en plus, nous perdons les élections intermédiaires dans une situation où le Président de la République, Nicolas Sarkozy, est impopulaire !
Nous sommes talonnés par les écologistes, nous sommes menacés par la gauche. Il y a vraiment aujourd'hui besoin de gauche et besoin de mener les refondations, les rénovations que nous n'avons pas su conduire les dernières années. Ces rénovations, pour moi, sont de trois ordres :
D'abord, la rénovation intellectuelle - celle de notre pensée, celle de notre discours, celle de notre langage. Assez de ces oppositions pavloviennes où l'on se contente de dire « Sarkozy est méchant » et « nous sommes de gauche ». Cela ne trompe plus personne.
Quelle est la ligne politique du Parti Socialiste ? Qu'est ce que c'est le socialisme du XXIe Siècle ? Comment répondre de manière concrète et pragmatique aux angoisses de la population ?
Il ne s'agit pas d'être plus à gauche ou moins à gauche, il s'agit d'être mieux à gauche. Une gauche qui soit moderne, une gauche qui soit efficace, une gauche qui soit pragmatique et une gauche qui soit constructive. Cela, nous devons le construire.
La deuxième rénovation, c'est celle de nos pratiques. Nous savons qu'il existe dans notre parti des biais et des déformations qui sont insupportables et rendent tout contestable, y compris la conduite du parti et la désignation de nos listes. Il est grand temps de réfléchir à nos modes de désignation de notre candidat ou candidate à la présidentielle. Si nous voulons un candidat qui ne soit pas contesté, si nous ne voulons pas qu'il y en ait deux, si nous souhaitons préparer l'alternance face à Nicolas Sarkozy, alors je crois plus que jamais nécessaire une primaire ouverte à tous les citoyens qui souhaitent y participer. Cette primaire permettra de donner une force, une légitimité populaire à notre candidat ou candidate et de l'emporter en 2012, ce qui est fondamental. Le parti ne résisterait pas à une quatrième défaite présidentielle.
Et puis, troisièmement, il y a la gouvernance du Parti Socialiste. Elle n'a pas été satisfaisante depuis le Congrès de Reims. Elle ne l'était, à vrai dire, pas non plus avant. Tout doit être refondé et les leaders du Parti Socialiste doivent être vraiment associés à la conduite des affaires.
Il faut également que nous ayons ait une direction plus resserrée, plus efficace, plus pertinente, plus solide, plus constructive et plus dure aussi mais au bon sens du terme. Tout cela est à bâtir.
Quoi qu'il arrive et vous le voyez, nous avons besoin de gauche. Besoin de Gauche cela veut dire besoin de nous. Besoin de nous cela veut dire besoin de vous. C'est pour cela que je vous appelle à participer nombreux à cette réunion du Taillan-Médoc le 4 Juillet, qui joindra l'utile à l'agréable.
Je crois que, dans ce contexte-là, cette rencontre prend une importance particulière, qu'elle devient tout simplement nécessaire.
Je compte sur vous
Pierre Moscovici
14:49 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
08.06.2009
Ce qui devait arriver arriva.
L’analyse des résultats du scrutin pour le parlement européen, donne incontestablement une claque pour l’ensemble du PS, et en prime une belle déculottée pour l’équipe dirigeante gérée par le clan local niçois.
Tout cela témoigne d’un profond malaise. Est-ce si surprenant ? A la vérité et dans le prolongement des récents événements politiques nationaux et locaux, nous le pressentions. Tout d’abord nul ne peut pavoiser compte tenu du taux élevé et majoritaire de l’abstention, il convient cependant de noter que la désertion électorale a été forte chez les jeunes et dans les couches populaires, ce qui en dit long sur la désespérance des victimes de la crise. Quant au Parti socialiste, il est à genoux ; largement sanctionné par les électeurs, il paye aujourd’hui la note par son absence de crédibilité, victime de son système, de son manque de clarification idéologique et de ses pratiques internes d’un autre âge, en rupture avec ses militants, il ne fait plus rêver.
Enfermé dans des logiques d’appareils aveuglé par des esprits de boutiques suicidaires (La section de la Trinité dans ce domaine en sait quelque chose puisqu’elle a été condamnée dans un procès interne sans véritable débat contradictoire pour avoir justement osé contester cette dérive). Confronté à des guerres intestines dévastatrices (Municipales niçoises catastrophiques, congrès de Reims calamiteux, sans oublier la récente mascarade de réconciliation Ségolène-Martine).
Devenu un parti d’élus, ainsi s’est introduit insidieusement dans ses rangs une sorte de socialisme de la rente, où les notables en place et leur clans de supporters sont peu sollicités à se remettre en cause .Saura-t’il se relever ? Faute de quoi, il disparaitra du paysage électoral .Quelle tristesse pour le peuple de gauche qui croyait en lui, puisqu'il semblait rester le seul capable de nous protéger du libéralisme sauvage de nos dirigeants.
En ce qui concerne la section du PS de la Vallée du Paillon, elle poursuit sa mission de présence sur les communes de LaTRINITE, SAINT-ANDRE, CANTARON et CONTES
20:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook



