14.05.2009

Une dignité bafouée

Les oubliés de la République

La discrimination ignoble des champs de bataille

44.jpg80 000 « oubliés de la République » sont concernés.

Alors qu'un ancien combattant d'origine métropolitaine perçoit une pension militaire d'environ 600 euros par mois, le montant est de 150 euros pour un Sénégalais et de 80 euros pour un Marocain. Cette différence de traitement est indéfendable.

Depuis 1959, les anciens combattants issus des anciennes colonies sont victimes d'une discrimination que nous ne pouvons plus tolérer.
Au même titre que leurs frères d'armes français ils ont combattu sous nos drapeaux et y ont perdu leur vie, leur proche ou leur jeunesse.
Malgré la bravoure dont ils ont fait preuve, ils continuent à vivre ou plutôt à survivre dans l'ombre d'une histoire à laquelle ils ont pourtant contribué.

55.jpgGoumiers, zouaves, tabors, tirailleurs ou spahis,

sont les "Oubliés de la République"



Pour ce combat qu'ils ont mené pour la France libre, c'est à nous désormais de mener un combat pour la justice et la dignité

Honte de découvrir, pour beaucoup d'entre eux, que ces hommes qui avaient libéré la France en 1945, dont les discours publics du 8 mai vantaient à juste titre l'héroïsme et le sacrifice, que ces hommes, parce qu'ils n'avaient pas la nationalité française avaient une pension militaire 8 fois inférieure à celle des combattants français. Et la pension des combattants français n'est pas un parachute doré c'est 600€/mois !!!

18653665.jpgEn attendant que la République les respecte et ne les traite pas en sous-hommes, eux qui avaient risqué leur vie, qui avaient perdu leurs camarades de combat durant parfois 15 ans d'engagement dans les forces françaises.

Afin de réparer pour le futur faute d'avoir pu décider dans le passé signez la pétition.

Ils venaient de Dakar, d'Abidjan ou de Conakry. Mais parce que leur premier régiment fut formé au Sénégal, on les appelait les « Sénégalais ». Ils arrivaient de l'Annam ou du Tonkin. Ou bien ils furent enrôlés au Maroc, en Algérie, en Tunisie.

Leur choix d'engagement s'était fait sous la contrainte coloniale. Ils servaient la République, mais n'en étaient pas citoyens. On leur demandait leur sang, mais pas leur vote. Sujets coloniaux, ils n'accédaient pas au titre de soldat. Ils étaient les tirailleurs, dans des régiments particuliers. Egaux, ils le furent dans la mort, mais ils ne l'étaient pas en droit.

 

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