13.05.2009
Un enseignement à deux vitesses
Grand Corps Malade - Education Nationale
Vidéo envoyée par GrandCorpsMalade
La vidéo du titre inédit de Grand Corps Malade "Education Nationale" ! Ce titre est uniquement disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal.
L'Ecole sacrifiée : vers un système super-inégalitaire
Les promesses
« L'égalité réelle des chances, c'est d'abord par l'école qu'elle passe. » (17 décembre 2008 discours présidentiel)
« Il faut d'abord que nos enseignants exercent leur métier dans de bonnes conditions. Ils sont la clé de la réussite de tous les élèves. »
La réalité
- Avec la droite, de 2002 à 2009 le budget du ministère de l'éducation nationale, hors pensions, est passé de 44, 6 à 40,2 milliards en euros constants, soit une baisse de 9,87%.
- Le principe du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite conduit à un plan social massif. L'Éducation nationale est directement visée alors qu'elle devrait être une priorité de la nation. Les suppressions de postes vont atteindre 60 000 en six ans. En 2009, en pleine crise, la réduction prévue est de 13 500 postes.
- L'école est attaquée de tous les côtés : appauvrissement des programmes de l'école primaire, bouleversements non concertés des rythmes scolaires, réforme précipitée du lycée et de la voie professionnelle, imposition aux mairies d'un accueil des élèves en cas de grève. Ce sont autant de décisions lourdes de conséquences qui placent délibérément au second plan les besoins réels du système éducatif.
- Avec la réduction du nombre de professeurs, c'est l'encadrement des élèves qui est réduit. Résultat : les familles doivent avoir de plus en plus recours au soutien scolaire payant, ce qui renforce les inégalités. Les enfants des milieux aisés y ont accès. Pas les autres.
- La suppression de 1 500 postes d'enseignants spécialisés dans l'accompagnement et le soutien des élèves en difficulté (RASED) représente une régression très forte dans la prise en charge des élèves en grande difficulté.
- Le gouvernement a annoncé en février 2008 la création d'un fonds spécifique pour aider les écoles privées. Cela traduit la volonté du gouvernement de faciliter l'ouverture d'écoles communautaires.
- A l'inverse, le gouvernement Sarkozy-Fillon a amputé à hauteur de 15% les crédits dédiés aux associations de jeunesse et d'éducation populaire. Il a fortement diminué le soutien aux actions consacrées à la transmission des savoirs et à la démocratisation de la culture.
- Avec la suppression totale de la carte scolaire annoncée pour 2010, la mixité à l'école pourrait bientôt ne plus être qu'un souvenir. Un rapport, interdit de publication, de deux inspecteurs généraux de l'Education nationale, montre que cette suppression a renforcé la ségrégation sociale. Les meilleurs établissements ont reçu moins d'élèves provenant de milieux défavorisés et, inversement, les établissements les moins réputés se sont ghettoïsés. La politique de M.Sarkozy aboutit à mettre en place une éducation à deux vitesses : une pour les riches, une pour les autres.
Les socialistes proposent
- Contre la suppression de la carte scolaire, nous voulons une école de la mixité sociale.
- Moduler fortement le nombre d'élèves par classe en fonction des situations pour donner leur chance à tous les élèves.
- Pour relancer l'ascenseur social, entre 5 et 10% des élèves de tous les lycées doivent avoir accès aux filières d'excellence.
L'Université et la recherche au pain sec
La promesse
« L'enseignement supérieur et la recherche seront pour moi une priorité absolue. Leurs moyens seront portés au même niveau que dans les pays les plus en pointe sur le sujet » (Projet présidentiel)
La réalité
- 450 millions d'euros de crédits de la recherche et de l'enseignement supérieur ont été annulés en 2008.
- 900 postes supprimés en 2009 malgré la mobilisation du monde universitaire.
- Les projets de réforme successifs ont provoqué une mobilisation sans précédent des enseignants-chercheurs : le métier d'enseignant-chercheur est fragilisé, la loi sur les universités présidentialise le fonctionnement au mépris de l'évaluation scientifique par les pairs.
- La recherche fondamentale et pluridisciplinaire n'est décidément pas la priorité du gouvernement. L'objectif de 3% du PIB accordé à la recherche est hors d'atteinte depuis bientôt deux ans. Les suppressions d'emplois scientifiques se poursuivent tandis que la place et les missions des organismes publics sont fortement menacées.
Les socialistes proposent
- Porter à 3%du PIB en cinq ans notre financement de la recherche.
- Revaloriser le statut d'enseignant-chercheur pour pérenniser l'excellence de notre Université et de notre recherche.
- Relance la démocratisation de l'enseignement supérieur par un meilleur encadrement des étudiants et le rapprochement entre les universités et les grandes écoles.
- Abroger la loi LRU et lancer la rénovation de notre université sur la base d'une vraie concertation avec les chercheurs, les universités et les étudiants.
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