11.04.2009
Tous ensemble ! tous ensemble ! vouai ! vouai !

Débouché ou impasse politique ?
La campagne pour les européennes de juin, se prépare dans les états major politiques.
Pour les convergences souhaitées autour du FRONT de GAUCHE c'est mal parti.
Un « front » plutôt dégarni, et le "Non de Gauche" au référendum européen faute de volonté et de clarté politique, se dilue dans les divisions.
Le « Front de gauche » n'a finalement que le PCF et le Parti de gauche comme principales composantes.
Le paysage électoral pour les européennes de juin se dessine peu à peu. Le « Front de gauche » ne sera finalement constitué que du PCF, du Parti de gauche (PG) dirigé par Jean-Luc Mélenchon et de quelques dizaines de camarades issus du courant « Unir » de l'ex-LCR. Les discussions unitaires avec le MRC de Chevènement, les Alternatifs, Lutte ouvrière ou le NPA, ont toutes échoué.
Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a refusé l'alliance à gauche et sera absent des élection européennes de juin, selon la résolution adoptée dimanche lors de son Conseil national.
"Le Conseil national réuni le 22 mars au Kremlin-Bicêtre a constaté que les négociations engagées avec ces organisations (les partis de gauche, ndlr) achoppent sur une divergence de fond quant à la manière de redresser la construction européenne", indique la résolution, transmise à l'AFP.
En guise d'explication, les responsables du « front de gauche » fustigent l'esprit de «boutique» et l'irresponsabilité qui animeraient les partenaires pressentis. La gauche radicale serait partagée en deux: d'un côté, les unitaires, raisonnables, qui veulent un débouché politique aux luttes; de l'autre, les sectaires, qui ne pensent qu'à leurs intérêts d'appareil.
Du côté d'Olivier Besancenot, il est hors de question pour le NPA de soulever des espoirs et de les voir mourir demain dans le réalisme de gestion. Si le NPA s'est constitué, c'est parce qu'il est animé d'une volonté farouche de changer durablement les rapports de forces au sein du monde du travail, en faveur d'une gauche radicale, anticapitaliste et anti productiviste.
Pourquoi les dirigeants du PCF et du PG n'ont-ils pas répondu « banco » à NPA ? Silence radio. La raison inavouée, c'est de ne pas vouloir remettre en cause une collaboration, durable justement, avec les dirigeants socialistes, au sommet des grandes institutions, conseils régionaux, conseils généraux, mairies des grandes villes.
L'union PCF-PG n'a réussi à englober ni le MRC de Chevènement, qui veut rassembler toute la gauche - PS compris -, ni les Alternatifs et le NPA, qui prônent l'indépendance totale vis-à-vis du social-libéralisme.
Ainsi, le périmètre du « front » est limité, malgré les artifices des dirigeants du PCF et du PG, qui essayent désespérément de faire croire que des pans entiers du NPA les rejoindraient.
Selon le dernier sondage IFOP, la liste PCF-PG recueillerait 4% des intentions des votes, contre 9% au NPA et 3% pour Lutte ouvrière.
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Commentaires
A mourir de rire toutes ces salades groupusculaires! ça ne marchera jamais, vu la formation même des différents militants de ces mini-partis. Tout ce qui n'est pas avec eux est contre eux, donc comment essayer de comprendre un tant soit peu ce que dit l'autre, pour trouver des convergences et s'unir! Et lorsqu'on y arrive, c'est par pur calcul stratégique et d'intérêt partisan! et donc ne peut durer...
Il suffit de voir leur comportement intolérant et sectaire à La Trinité. Ils n'arrivent pas à se rassembler entre eux, alors comment prétendre rassembler la population? Même avec des couvertures pseudos écologiques ou autres...personne n'est dupe! Leur avenir est dans la disparition électorale, pour redonner un espoir à la gauche de notre temps.
Un ex-communiste
Ecrit par : ex | 11.04.2009
Ce jeu politicien des alliances de circonstances, n’est pas nouveau, nous le connaissons bien hélas, c’est celui des intérêts de boutique décidé par les appareils, sans tenir compte de l’avis des militants et sans véritable projet commun si ce n’est celui des places et des indemnités à se partager, il a été le même pour les élections municipales dans beaucoup de villes du département, sans grand succès et aussi aux présidentielles avec le rassemblement antilibéral. Il a d’ailleurs lamentablement échoué. Une conclusion s’impose, le non de gauche au référendum européen, n’était pas solide, car très disparate, il n’était que sanction et non pas adhésion, voilà pourquoi les électeurs n’ont pas suivi.
Néanmoins, toutes ces forces politiques d’extrême gauche résultent de cette même volonté affichée de vouloir toutes changer le monde. Mais curieusement aucune finalement ne veut se remettre en question, elles restent figées dans des concepts anciens et conservateurs, sans tenir compte des réalités d’aujourd’hui et s’appuient sur des fonctionnements archaïques .En refusant la gestion des affaires, en définitive elles ne servent que les intérêts de la droite à se maintenir au pouvoir.
Ecrit par : bastien contrari | 12.04.2009
Tout à fait d'accord avec les 2 commentaires précédents, sauf que le ps, en faisant les alliés privilégiés du pc, lui permet de se maintenir en vie, et perturber par sa non fiabilité le jeu électoral démocratique. Le dernier congrès a réffirmé à contre courant de l'histoire, et de la majorité de son électorat cette orientation. Donc un grand futur pour la droite, un avenir prometteur pour Bayrou, et l'impasse pour la gauche.
Ecrit par : luc | 12.04.2009
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