26.03.2009
MORALISATION DU CAPITALISME

Désormais, on entre dans l'ère du Licencier plus pour gagner plus. Les entreprises françaises nous expliquent qu'elles ne peuvent pas se permettre de supporter des coûts de structure exorbitants qui les pénalisent dans la compétition mondiale. "Chaque entrepreneur doit se poser la question. Ai-je besoin de tous ces salariés? Ne peut-on pas en faire autant avec moins de gens?
La crise économique à laquelle nous devons faire face aujourd'hui a montré les limites de l'idéologie de marché, cette croyance absolue en une autorégulation optimale d'un système économique centré sur la seule valeur de la maximisation des profits à court terme. Tous les pays sont frappés, tous les secteurs sont touchés, tout le monde a perdu. Certains ont perdu de belles illusions et de gros millions, d'autres ont perdu leur emploi et de quoi tenir jusqu'à la fin du mois. Personne ne sait avec certitude si nous avons déjà touché le fond, personne ne sait avec exactitude quand les beaux jours reviendront.
Une seule chose est sûre : tout le monde veut éviter la répétition de tels événements à l'avenir. La doctrine néo-libérale, qui semblait irrésistible à ceux qui en profitaient le plus, a perdu de sa superbe. Les Etats interviennent de nouveau, les mécanismes de solidarité se reconstituent pour pallier aux déséquilibres et aux inégalités. Jusqu'à quand ?
Les chefs d'Etat des vingt plus grandes puissances économiques actuelles se réunissent le 2 avril à Londres, après une première réunion à Washington à l'automne dernier. L'ordre du jour est ambitieux : dessiner ensemble les contours du nouveau système économique international qui émergera après la crise. Les enjeux sont de taille : la régulation des marchés financiers, épicentre de la crise, et la répartition des richesses entre individus et entre pays.
11:42 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook




Ecrire un commentaire