20.03.2009
Un gouvernement droit dans ses bottes

Le mouvement social de jeudi 19 mars rencontre ainsi encore un peu plus d’écho que celui du 29 janvier dernier, pourtant déjà très largement soutenu par la population, puisque 75% des Français l’estimaient justifié. La mobilisation syndicale se présente donc comme le mouvement le plus approuvé par l’opinion publique depuis plus de dix ans.
Le gouvernement français s'est refusé à consentir un geste supplémentaire au soir d'une nouvelle journée d'action qui a mobilisé plus de manifestants que lors du premier coup de semonce du 29 janvier.
Les syndicats ont revendiqué une victoire, estimant que la politique de Nicolas Sarkosy cristallisait de plus en plus de mécontentement dans le pays,
L'ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) a appelé jeudi à ne "pas prendre de haut" la journée de grève et de manifestations "parce qu'il y a une vraie angoisse dans l'opinion publique" et a estimé qu'il faudrait "se remettre autour de la table" après ce mouvement.
"Ca n'est pas par l'arrogance ou une forme d'ignorance des préoccupations des gens qu'on sortira de la crise", a déclaré M. Juppé sur LCI alors qu'on l'interrogeait sur les propos de la présidente du Medef Laurence Parisot contestant l'utilité et dénonçant "la démagogie" de la journée de jeudi.
"Il ne faut pas prendre ça de haut parce qu'il y a une vraie angoisse dans l'opinion publique, chez les salariés notamment", alors que "les plans sociaux se multiplient", a-t-il ajouté.
Selon le maire de Bordeaux, "on ne voit pas très bien comment cette crise va finir et donc cela mérite écoute et considération".
"Si on n'arrive pas à rétablir un climat de confiance dans notre pays, on ne s'en sortira pas, l'économie c'est très très peu de science, c'est à 80% de la psychologie et de la confiance", a aussi déclaré M. Juppé.
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