19.02.2009

Cautères sur une jambe de bois

sarkozy_parisot.jpgPour faire face à la crise du siècle, suivant l’expression même du président, nous espérions des mesures fortes et des réponses sociales à la hauteur de la situation.

Forces est de constater qu’à l’issue de ce sommet, il se dégage une grosse déception : nous sommes resté sur notre faim.». Le compte n'y est pas", disent tous les syndicats. Quant au contenu des propositions, cela n’est que du "recyclage" pour une bonne partie.

Curieuse méthode de dialogue social et de consultation des partenaires sociaux, mise en scène de communication, overdose médiatique ou toutes les mesures étaient déjà ficelées préalablement y compris une intervention télévisuelle déjà enregistrée.

Alors que notre pays traverse la crise la plus profonde depuis la Seconde guerre mondiale, Nicolas Sarkozy parle beaucoup mais ne propose aucune mesure efficace.

Pendant ce temps-là, la France s’enfonce dans la crise, les plans sociaux se multiplient, malgré les effondrements qui succèdent aux faillites, le chômage explose et le pouvoir d’achat recule.

Face à cette violence qui s'accroît de jour en jour, le président s'est contenté d'annoncer, ce 18 février, une série de meurettes. Il ne s’agit pas d’un plan « anti crise » mais d’un plan d’aide aux « victimes de la crise ».ou tout n’est que premiers secours.

Pas d’augmentation du smic, l’abrogation de la fameuse loi TEPA (défiscalisations, heures sup), à laquelle, dès maintenant Sarkozy a dit qu’il ne toucherait pas.
Ni de suppression du paquet fiscal.
Education, santé, transports, justice, secteur privé ou public, médias, environnement, immigration, chaque semaine voit un secteur s'ajouter, à la liste des frondes contre les "réformes" du gouvernement, lequel dit vouloir maintenir le cap, droit dans ses bottes.

Comme le résume si bien jef dans son blog : «  Les proportions sont parlantes: 100 aux banques, 10 au patronat, 1 aux pauvres »…

Pendant cela ce temps la, dans les Antilles françaises, les populations souffrent gravement, elles vivent toujours dans l’archaïsme colonial, celui de la dépendance et de l’assistanat, après un mois de grève générale et une tension de plus en plus forte après la rupture des négociations l La situation est catastrophique.

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