06.02.2009

Crise: Sarko «à côté de la plaque»

Sarkozy, la pédagogie du vide. Décevant et beaucoup d'enfumages.
C’est la crise du siècle. Mais ce n’est pas l’intervention télévisée du siècle.
Suppression de la taxe professionnelle, un risque majeur pour l'investissememan.jpgnt des collectivités locales.Ou Sarkosy  annonce qu'il discutera de l'impot de remplacement. Quelle belle arnaque. Je te rends d'une main ce que je te reprends de l'autre.
Et ou le président nous révèle que les actionaires (au passage ses amis) s'en mettent plein les fouilles. Et puis il nous lache cette blague:
: "Monaco n'est pas un paradis fiscal mais il y a des choses à préciser".
Enfin Sarkozy joue la compréhension, la compassion, voire la pitié. "Que les Français soient inquiets, c'est normal"; "je le comprends, je l'entends" ; "Dans le reportage, cette dame dit : on est pour rien à la crise et c'est nous qui allons payer. C'est vrai, elle a raison."
A j'oubliais la meilleure: "..en France quand il y a une grève on ne s'en rend pas compte" . Stop.





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Commentaires

Lors de l'émission télévisée du 5 février 2009, sur la crise, Nicolas Sarkozy a annoncé que « l'on supprimera la taxe professionnelle en 2010 parce que (il veut) que l'on garde des usines en France ». Sans pouvoir expliquer ce qui viendra la compenser et "Qui paiera l'équivalent de la taxe professionnelle" (On parle vaguement d’une taxe carbone qui serait payée par tout le monde).
Il chiffre le coût de cette mesure, lors de cette émission, à 8 milliards d'euros. Ce chiffre serait en réalité de 28 milliards selon Le Figaro. L'autonomie des collectivités locales pourrait ainsi être remise en question.
La taxe professionnelle est un des quatre impôts directs locaux perçus par les collectivités territoriales françaises. Elle ne concerne que les entreprises
La TP représente 50% des ressources fiscales des collectivités territoriales. C’est un impôt perçu au profit des communes de France, des départements français et des régions françaises et aussi (et de plus en plus) au profit de certains établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).
Donc, supprimer la taxe professionnelle est une idée qui comporte des dangers pour les budgets des collectivités. La différence de chiffres procède de l’imprécision de l’annonce présidentielle. Quoiqu’il en soit, ces milliards devront être compensés d’une manière ou d’une autre, sauf à piocher un grand coup dans le grand trou des déficits, ce qui serait irresponsable. Donc, l’annonce se réduira au bout du compte à un déplacement du prélèvement. Qui en définitive paiera la note?

Ecrit par : Ficanas | 07.02.2009

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