21.11.2009
TRICHEURS HEUREUX
“quand l’équipe de france perd, domenech demande la main d’Estelle Denis ; quand elle gagne, il demande la main de Thierry Henri.”

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17.11.2009
GENERATION PRECAIRE
Robert Castel : « La précarité est devenue un état permanent »
Une société du précariat s'impose petit à petit au dépend de la société du salariat qui garantissait un statut et des protections au travailleur. Robert Castel, qui a beaucoup fait pour que le rapport au travail ne disparaisse ni de nos façons de comprendre les transformations du capitalisme, ni de nos réflexions sur ce que pourrait être une véritable refondation sociale, définit ici les enjeux du social aujourd'hui, au regard d'une évolution inquiétante dans laquelle les rapports de force ne sont pas favorables.
Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, Robert Castel, qui a consacré presque trente années de recherche à la question sociale, estime, face à la généralisation de la précarisation du travail, qu'il faut relever le défi de nouveaux droits attachés à la personne des travailleurs.
Dans vos travaux, vous mettez en avant l'idée que les « crises » que nous traversons depuis plus de trente ans ne sont pas des dépressions plus ou moins passagères. Selon vous, nous serions plutôt dans une nouvelle phase ou ère du capitalisme...
Robert Castel
. Je crois en effet que, depuis le début des années 1970, nous sortons du capitalisme industriel qui s'était implanté en Europe occidentale durant un siècle et demi. Vers la fin de cette période, nous étions parvenus à trouver un relatif équilibre, je dis bien relatif, entre les intérêts du marché, la productivité, la concurrence et un certain nombre de protections et de sécurités à l'égard du travail. Selon moi, la crise, que nous avons d'abord pensée comme quelque chose de provisoire, en attendant la reprise, commence à apparaître davantage comme un changement de régime du capitalisme. Nous ne sommes pas encore en mesure de pouvoir bien définir ce changement mais avec la concurrence exacerbée qui s'est déployée au niveau mondial, nous avons affaire à un capitalisme plus sauvage, moins régulé. Depuis l'automne 2008, le dernier épisode de la crise, avec ses catastrophes financières, illustre bien cette évolution.
Quels sont les effets de cette transformation du système capitaliste ?
Robert Castel
. Le cœur de la transformation se situe d'abord au niveau de l'organisation du travail et se traduit par une dégradation du statut professionnel. La précarité se développe à l'intérieur de l'emploi et vient se greffer au chômage de masse. Il n'est plus possible de penser la précarité comme nous l'avons fait pendant des années, c'est-à-dire comme un mauvais moment à passer avant de trouver un emploi durable. Il existe désormais un nombre croissant d'individus qui s'installent dans la précarité. Elle devient, même si cela paraît paradoxal, un état permanent. Ce que j'appelle le « précariat » correspond à une nouvelle condition salariale, ou plutôt infrasalariale, qui se développe en deçà de l'emploi classique et de ses garanties.
Cela implique que les catégories sociales défavorisées ne sont plus les seules à être touchées par cet essor du « précariat » ...
Robert Castel
. Oui, les ouvriers les moins qualifiés, les jeunes qui essaient de rentrer pour la première fois sur le marché du travail sont toujours, en termes quantitatifs, les catégories les plus touchées par l'essor de la précarité. Cependant, je pense qu'il ne faut pas oublier pour autant que la précarisation est une sorte de ligne de fracture qui traverse l'ensemble de notre société. Il existe une précarité « haut de gamme », qui atteint une partie des classes moyennes et des hauts diplômés. Pour saisir l'ampleur de la transformation, il faut aussi inclure ce phénomène.
Les conséquences de ces évolutions seraient donc plus profondes et durables qu'on ne l'imagine, elles toucheraient la société dans son ensemble ainsi que chaque individu...
Robert Castel
. Les principales protections de l'individu étaient accrochées au statut de l'emploi, surtout en France. Il est évident que la dégradation de ce statut creuse les inégalités. J'aurais tendance à insister sur ce point car je crois que la cohésion sociale était fondée, pour une très large part, sur la force de ces protections. Tous les individus, les travailleurs et même au-delà, disposaient de ressources et de protections minimales pour continuer à faire partie de la société. Les conditions sociales n'étaient pas pour autant égales : il subsistait de grandes disparités et de grandes injustices. Néanmoins, chacun avait une sorte de socle pour être dans un système d'échanges réciproques et d'interdépendances. Je crois qu'un nombre croissant d'individus tombe aujourd'hui hors de ce système de protection, ou n'arrive pas à s'y inscrire. Ils sont par conséquent laissés sur les bords, isolés.
L'individualisme connaît dès lors un nouveau développement, que vous placez au centre de ces transformations...
Robert Castel
. Il me semble que la dynamique profonde du nouveau régime du capitalisme est en effet une dynamique de décollectivisation. Dans l'organisation du travail, par exemple, les grands collectifs, auxquels étaient associés des syndicats puissants, sont cassés. Ils ne sont pas définitivement révolus mais ils sont brisés. Songeons, par exemple, à la situation actuelle de France Télécom. La conséquence est que l'individu doit davantage se mobiliser, être responsable, se prendre en charge. Il faut d'ailleurs reconnaître que certains réussissent à s'adapter à cette nouvelle donne. Le discours libéral s'appuie là-dessus : ils maximisent leurs chances, ils font preuve d'esprit d'entreprise... Mais, en même temps, les autres, et il faut craindre qu'ils ne soient les plus nombreux, sont détachés de ces appartenances collectives et livrés à eux-mêmes, sans les ressources de base nécessaires.
L'État peut-il enrayer cette évolution ?
Robert Castel
. Contrairement à une certaine idéologie d'inspiration libérale qui demeure malgré tout à la mode, je ne crois pas qu'il soit possible d'opposer l'État et l'individu. Plus une société est une société des individus, plus elle a besoin de l'État comme principe d'unification et de protection. À défaut, les individus laissés à eux-mêmes, et en concurrence de tous contre tous, vivent dans une sorte de jungle. « L'homme est un loup pour l'homme... » Seule la puissance publique, garante d'un certain intérêt général, peut opérer un minimum de redistribution et de protection. Ces protections sont nécessaires pour faire une société.
Dans quelle direction faut-il réformer ?
Robert Castel
. À rebours des politiques actuelles, le défi à relever est de concilier l'instabilité de l'emploi avec la mise en place de nouveaux droits : qu'on le veuille ou non, l'emploi stable ou l'« emploi à vie » n'est plus la norme. Il faut et il faudra de plus en plus changer d'emploi, être capable de se « recycler ». Pour que cela ne se traduise pas, comme c'est le cas aujourd'hui, par une déclaration d'« inemployabilité », il faudrait accrocher des protections à la personne du travailleur, de sorte que lorsqu'il se trouve dans ces situations de changement ou d'alternance, il conserve des protections et des droits assez forts.
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10.11.2009
Taxation des accidentés du travail : Une injustice de plus
Il y a quelque chose d'obscène dans la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail. C'est s'en prendre aux salariés dans leur chair. Alors que, subordonnés à l'employeur, ils viennent d'être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail. Alors qu'ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu'ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu'ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n'était qu'une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D'autant que le total des accidents du travail vient d'augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécom, ne sont pas reconnus légalement comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d'indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d'autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d'IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vie que l'organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.
La pétition est signable en ligne à l'adresse : http://www.non-taxation-at.net 
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LA FIN D'UN EMPIRE ET LE MUR TOMBA
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09.11.2009
20 ans après la Chute du mur
Le combat pour la liberté et la justice est plus que jamais d'actualité
Le Parti socialiste salue le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, mur qui a symbolisé la division de l'Europe et l'oppression des peuples au nom d'une idéologie qui n'avait de socialiste que le nom. Le socialisme a toujours été indissociable de la liberté et de la démocratie.
Le Parti socialiste rend hommage aux hommes et aux femmes, illustres et anonymes qui ont combattu pour mettre fin au totalitarisme soviétique, parfois au prix de leur vie.
L'Europe a su se reconstruire pacifiquement depuis. Mais il faut souder cette réunification par la solidarité et la justice sociale. C'est la nouvelle frontière européenne.
Si l'Europe a su montrer la voie, ailleurs dans le monde, d'autres murs doivent tomber.

Les murs après « Le » Mur
Edito d' Olivier Picard paru dans le site « dna.f »r du 9 nov 2009
Ce matin, nous sommes tous Berlinois.
Pour tout homme épris de liberté, ce 9 novembre est un grand jour. Plus qu'un anniversaire historique, une célébration universelle à laquelle chacun peut s'identifier, quelles que soient sa nationalité, son origine, sa couleur de peau, sa vie. Le Mur -singulier et avec une majuscule- habite notre imaginaire au delà des limites du temps et de l'espace géographique. Il avait bien plus de 28 ans et ne coupait pas seulement l'Europe en deux. Il avait mille ans et blessait l'humanité toute entière dans ce qu'elle a de plus précieux : une certaine idée d'elle-même.
L'effondrement, tellement romanesque, de cette muraille qu'on avait fini par croire invulnérable fut une victoire qui dépassait de loin la rivalité Est-Ouest et le combat entre deux idéologies antagonistes que la Seconde Guerre mondiale avait laissées face à face. C'était une victoire sur la honte. Une victoire sur l'absurde. Une victoire sur nous-mêmes.
L'euphorie qu'elle déclencha était à la mesure de l'espoir qu'elle avait éveillé. Un nouveau monde allait naître... Le rideau de fer disparut comme une évidence, et si la voie qui mena à la démocratie ne fut pas seulement pavé de roses et drapé de velours, elle trouva son chemin naturellement, comme si elle l'avait toujours connu. C'était un aller simple. Et si, vingt ans après, la réalité est parfois loin du rêve, si elle nourrit de la frustration -c'était inévitable- et même parfois une vague « ostalgie », personne ne conçoit sincèrement de retour en arrière.
Le triomphe sur les démons du XXe siècle que les images de 1989 permettaient d'envisager n'a pourtant pas eu lieu. Peut-être était-ce une chimère... Après Le Mur, il y eu encore des murs. Cruels, inhumains, fous... Non seulement celui du 38e parallèle qui depuis... 1953 sépare toujours des millions de Coréens du Sud et du Nord existe toujours, mais d'autres, tout neufs, ont vu le jour.
Ces impitoyables fortifications sont autant d'insultes crachées à la face du monde. Autant de défaites amères concédées au cynisme de l'Histoire. Autant d'impuissance à surmonter la peur de l'autre. Autant de limites à l'idéal.
Au nom de la sécurité ou de la realpolitik, ce monde nouveau que les accents graves du violoncelle de Rostropovitch appelaient a laissé édifier la monstrueuse barrière isolant Israël de la Cisjordanie. Sept mètres de béton armé -plus haut qu'à Berlin !- balafrant parfois des champs d'oliviers. Quel désespoir ! Ce monde nouveau accepte sans états d'âme particuliers les remparts de barbelés et de miradors qui protègent les grandes démocraties de l'immigration clandestine. A la frontière des États-Unis et du Mexique, mais aussi en Europe, qui invente encore des obstacles physiques ou invisibles pour tenir le Sud à distance. Terrible réflexe. Et terrible constat : les fantômes du Mur sont toujours là.
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PANDEMIE GRIPPALE
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05.11.2009
Suppression de la taxe professionnelle : ça coince ?
Le projet de suppression de la taxe professionnelle soulève une large opposition d'élus locaux, qui craignent une baisse de leurs recettes et une remise en cause de leur autonomie.
Décidément, la suppression de la taxe professionnelle a du mal à passer. Après des débats laborieux à l'Assemblée nationale, où le texte a été entièrement réécrit par la Commission des Finances, le gouvernement se heurte à la fronde de 24 sénateurs. Emmenés par Jean-Pierre Raffarin, ils menacent de ne pas voter la loi « en l'état » ce qui priverait le gouvernement de majorité au Sénat.
Source : Insee
Mais la suppression totale de la TP fragilise gravement les recettes des collectivités locales dont elle est une des recettes principales. Au-delà de 2010, la question de la compensation des 11 milliards d'euros rendus aux entreprises reste floue pour l'instant. Dans le projet du gouvernement, la taxe sur les équipements et les biens mobiliers des entreprises serait remplacée à partir du 1er janvier 2010 par une « cotisation économique territoriale », assise sur le foncier et la valeur ajoutée des entreprises dont le chiffre d'affaires excède 500 000 euros par an. L'objectif affiché est d'éviter les délocalisations. Mais les élus locaux craignent que cela ne suffise pas à compenser le montant de la taxe professionnelle, les forçant à augmenter les impôts locaux qui pèsent sur les ménages et à dépendre davantage encore des dotations de l'Etat. Les opposants à la suppression de la TP dénoncent dès lors un recul de la décentralisation. Cette polémique s'inscrit dans le débat plus général sur la réforme de la décentralisation envisagée par le gouvernement. Les sénateurs frondeurs reprochent en effet à cette réforme de la fiscalité locale d'intervenir avant la réforme engagée des compétences des collectivités territoriales, ce qui paraît en effet illogique.
Par Manuel Domergue
Réforme des collectivités territoriales
Les services publics locaux sont menacés
Le gouvernement veut imposer des lois de recentralisation qui vont mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour notre éducation, notre santé, nos transports publics, nos emplois et notre aide sociale.
Pour nos enfants, ce seront moins de financements pour nos écoles, nos collèges et nos lycées. Pour nos aînés, ce sera moins d’accompagnement du grand-âge et de la dépendance. Pour nos entreprises et nos emplois, moins de soutien face à la mondialisation.
Les élus locaux sont dévoués au bien public. 73% des investissements viennent des collectivités locales. La décentralisation, c’est la démocratie locale au service des citoyens. Il faut une réforme territoriale pour l’améliorer, pas pour la casser.
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04.11.2009
Identité Nationale : Le point de vue de Jacques ATTALI
Le génie du français
Conversation avec Jacques ATALLI
... »Six éléments caractérisent l'identité d'un peuple, quel qu'il soit : un territoire, une langue, une culture, des valeurs, une histoire, un destin commun. Aucun de ces éléments n'est stable. Tous évoluent avec le temps. La France fut chrétienne ; elle est laïque. La France fut monarchiste ; elle est républicaine. Et aujourd'hui, toutes ces dimensions sont remises en cause par le mouvement du monde : l'effacement des frontières, en particulier en Europe, remettant en cause l'idée même d'un territoire identitaire ; le nomadisme croissant des Français comme des étrangers ; la présence croissante, sur le territoire national, d'autres langues, d'autres cultures, d'autres façons de vivre ; l'universalisation des valeurs, autour des droits de l'homme et de liberté individuelle, qui en fait disparaitre le caractère national; et, enfin, dans l'individualisme ambiant, l'incertitude quant à l'existence d'un destin commun ».. .
(Lire la suite sur le blog d'Attali) le 3 nov 2009
(Lire le communiqué du bureau national du PS)
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