01.02.2010
Crise du logement : aggravation


à lire : Le rapport 2010 de la fondation Abbé Pierre
10,1 millions de personnes sont aujourd'hui confrontées à la crise du logement, selon la Fondation Abbé-Pierre. Et les perspectives pour 2010 sont loin d'être meilleures.
Près de 600.000 enfants concernés
Sur 10 millions de mal logés, la Fondation Abbé Pierre recense 591.595 enfants, dont 18.600 SDF, 2070 vivant dans des cabanes, 2500 dans des hôtels, 22.200 dans des campings, 33.300 chez des tiers, 16.000 dans des centres d'hébergement, 50.658 dans des logements "inconfortables ou de mauvaise qualité", 255.336 dans des logements "surpeuplés", 142.147 dans des meublés et 48.785 dans des logements occupés sans autorisation suite à expulsion.
Ces mauvaises conditions de logement a des conséquences parfois lourdes pour leur santé (saturnisme, affections respiratoires, mauvaise alimentation, mauvaise hygiène, troubles du sommeil), leur scolarité, leur intégration sociale.
«Deux mouvements nous inquiètent particulièrement: la crise du logement s'aggrave dans la durée, et la crise économique fragilise énormément de ménages.» C'est l'une des conclusions du 15e rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre. Tous les indicateurs mesurant l'accès des Français à un logement ont viré au rouge l'an passé. Qu'il s'agisse de la construction neuve ou du parc existant, l'offre immobilière s'est «contractée», aggravant la pénurie de logements: il en manquait 900.000en fin d'année, soit 100.000 de plus qu'à fin 2008. Parallèlement, le coût annuel moyen de la location ou de l'achat d'un logement ne cesse de progresser (+23% entre2002 et2007, à 9.700euros) et les nouveaux acquéreurs doivent s'endetter sur des périodes toujours plus longues: 14 ans en moyenne en 2001, 18 en 2009.
3,4millions de ménages n'ont pu se chauffer
Avec l'approfondissement de la crise économique, des phénomènes apparus récemment s'amplifient: c'est le cas de la «précarité énergétique» de 3,4millions de ménages, soit 13% d'entre eux, qui ne peuvent chauffer leur logement à un prix raisonnable, et d'une «zone grise» du mal-logement, constituée de personnes installées chez des tiers, dans des campings, des squats, des caves, des garages... Miroir des inégalités, le logement en est aussi le «générateur»: il «renforce le déterminisme social» car, logiquement, ce sont les plus modestes qui sont davantage concernés par cette crise. C'est particulièrement vrai pour les quelque 600.000 enfants mal logés, avec des conséquences parfois lourdes pour leur santé, leur scolarité, leur intégration sociale. Au final, selon le rapport, 10,1millions de personnes sont aujourd'hui confrontées à la crise du logement, dont 3,5millions très mal logées (cabanes, familles nombreuses en chambre d'hôtel...), voire sans abri, et 6,6millions «fragilisées»: en instance d'expulsion, vivant dans des copropriétés insalubres, en situation d'impayés, en situation de surpeuplement (3,5millions), hébergés chez des tiers. Un tableau qui risque de se noircir encore en 2010, lorsqu'un million de chômeurs arriveront en fin de droits, prévient la Fondation Abbé Pierre. Face à cela, les responsables politiques sont apparus «plus soucieux en 2009 de traiter la crise immobilière», dénonce-t-elle. Et la fondation de proposer une batterie de mesures: parmi elles, «imposer dans tout programme immobilier de plus de dix logements un quota minimum de 30% de logements à loyer accessible», «encadrer» les loyers, ou encore «mettre en place un chèque énergie pour les plus pauvres».
Le 15e rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre met l'accent sur l'aggravation de la crise du logement
Elle touche aujourd'hui 10 millions de personnes, dont près de 600.000 enfants. En cause, la crise économique.
Le logement, devenu un "creuset des inégalités" pour des millions de personnes en proie à ce "grave problème de société", "apparaît comme un facteur d'appauvrissement mais aussi comme une nouvelle source d'inégalité", écrit la Fondation
Selon son rapport, intitulé Etat du mal-logement en France en 2009 et publié lundi, 10,1 millions de personnes sont confrontées à la crise du logement, dont 3,5 millions très mal logées - cabanes, familles nombreuses en chambre d'hôtel...-, voire sans abri, et 6,6 millions "fragilisées", en instance d'expulsion, vivant dans des copropriétés insalubres, en situation d'impayés, en situation de surpeuplement (3,5 millions), hébergés chez des tiers.
La Fondation Abbé Pierre propose de s'y attaquer via une batterie de mesures: parmi elles, "imposer sur tout le territoire et dans tout programme immobilier de plus de 10 logements un quota minimum de 30% de logements à loyer accessible", "encadrer" les loyers des logements qui changent de locataires et ont une fâcheuse tendance à augmenter, ou encore "mettre en place un chèque énergie pour les plus pauvres".
Un tableau qui risque de se noircir encore en 2010, lorsqu'un million de chômeurs arriveront en fin de droits, prévient la Fondation Abbé Pierre. Face à cela, les responsables politiques sont apparus "plus soucieux en 2009 de traiter la crise immobilière qui s'est développée dans le sillage de la crise financière que d'apporter des réponses à la crise du logement", dénonce-t-elle.
(source : "Le Télégramme" le 1 février)
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29.01.2010
Matériel de boucherie à solder
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20.01.2010
PACA: sondage réalisé pour Vauzelle donne le FN à 19%
REGIONALES DES 14 ET 21 MARS. Selon l'institut iSAMA, Michel Vauzelle serait en tête au premier tour (30%) devant l'UMP Thierry Mariani (28%) et le FN Jean-Marie Le Pen (19%). Derrière, la liste Europe Ecologie de Laurence Vichniewsky (9%) ne pourrait se maintenir.
Selon ce sondage diffusé par la liste Vauzelle, le Modem est à 3%, comme la Ligue du Sud de Jacques Bompard. Le Front de Gauche est à 4%, le NPA à 2%, LO à 1% et les écolos indépendants de Patrice Miran à 1%.
Il faut atteindre 5% des voix pour fusionner et 10% pour se maintenir au second tour.
Sur le FN, « il est probable que la focalisation médiatique sur les thèmes de l'identité nationale et de l'interdiction de la burqa contribue à hausser le niveau des intentions de vote en faveur du Front National sans que l'on puisse encore se prononcer sur la pérennité de ce phénomène », analyse Jérôme Sainte-Marie, directeur d'iSAMA.
Le Pen bénéficierait notamment d'un bon soutien chez les plus de 65 ans et dans les catégories populaires (CSP-).
Le FN avait réalisé 23% au premier tour des régionales en 2004 (21% au second). Et 10,73% aux européennes de 2009.
Autre enseignement du premier tour: « Les listes Vauzelle, Vichniewsky et Coppola [Front de gauche] réalisent 43% ensemble, alors qu'elles réalisaient 35% sous la même bannière lors des régionales de 2004, note l'institut de sondage. A l'inverse, l'UMP ne gagne que deux points par rapport à 2004 (28% contre 26%), malgré l'absence des listes CPNT et MNR. »
Au second tour, en triangulaire, Vauzelle réaliserait 48% et gagnerait facilement le 21 mars, Mariani ne totalisant que 34%, et Le Pen 18%.
En cas de duel au second tour, Vauzelle serait à 56%, Mariani à 44%.
iSAMA note "d'excellents reports d'intentions de vote des formations de gauche".
En revanche, la liste UMP n'a, comme prévu, "guère de réserves de premier tour".
Le président sortant de la Région, en poste depuis 1998, est également vainqueur en notoriété. Vauzelle est connu par 77% des sondés, devant Mariani (50%), Coppola du PC (31%) et Vichniewsky (18%). Le sondage ne publie pas de résultat de notoriété pour Le Pen.
Enfin, deux tiers des habitants de Paca (69%) se disent satisfaits du travail de Vauzelle à la tête de la Région.
M.H. (Source: Libé Marseille)
Sondage réalisé pour le comité de campagne de Vauzelle auprès d'un échantillon de 806 personnes âgées de 18 ans et plus, interrogées par téléphone du 14 au 16 janvier 2010, selon la méthode des quotas.
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Réforme de l’Etat et décentralisation
La démocratie et son approfondissement sont au cœur des valeurs socialistes.
Notre démocratie est fragilisée par la concentration des pouvoirs qu'impose Nicolas Sarkozy. Sa pratique autoritaire, voire arbitraire s'accompagne de la remise en cause de tous les contre-pouvoirs qui existent dans notre système politique.
Le PS est profondément attaché à tout ce qui fait un Etat de droit : indépendance de la justice, respect de l'opposition parlementaire, garantie des contre-pouvoirs, indépendance des médias.
Nous agissons à tous les échelons pour défendre notre démocratie, donner à chacun les moyens d'être acteur de celle-ci, la faire évoluer, et promouvoir la citoyenneté.
Redonner la parole et le pouvoir aux citoyens, permettre à chacun de faire les choix les plus pertinents à chaque échelon des collectivités, pouvoir en débattre et surtout donner le pouvoir aux élus locaux de changer les territoires durablement, c'est le sens des réformes engagées par les socialistes depuis la loi-cadre Deferre-Auroux en 1982.
Cette révolution de la décentralisation, nous avons su la porter, nous avons transféré des pouvoirs essentiels qui étaient jusqu'à présent détenus par les ministères et les institutions parisiennes pour donner aux élus locaux les moyens de transformer des territoires qu'ils connaissent mieux que quiconque.
C'est pour cette raison que le Parti Socialiste se bat pour empêcher les régressions inadmissibles que représente la réforme territoriale voulue par le chef de l'Etat :
C'est une régression financière et fiscale, les transferts de compétences aux collectivités ne sont pas compensés par l'Etat et vont provoquer de véritables faillites des territoires. Cela débouchera sur une grave régression des services publics locaux. Le transport, le logement, l'éducation ou le handicap sont autant de compétences des collectivités qui seront remises en cause.
Enfin, c'est aussi une grave régression démocratique. Le redécoupage électoral, puis à présent, la création d'un Conseiller territorial à la place des conseillers généraux et régionaux, ce sont des mesures qui rendent une alternance beaucoup plus difficile pour la gauche. La parité hommes/femmes va également mécaniquement diminuer alors que, déjà, personne ne se satisfait du faible taux de femmes en responsabilité.
Nos propositions alternatives sont claires : Réformer la taxe professionnelle en préservant un lien avec les territoires. En matière de compétences, nous voulons une règle simple : aux communes, la proximité ; aux départements, la solidarité et aux régions, l'avenir, la formation et la recherche. Le mode de scrutin que nous proposons est celui de la proportionnelle avec une prime au candidat arrivé en tête.
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18.01.2010
Elections Régionales: Sondage du 18 janvier
Le Parti socialiste creuse l'écart avec Europe Ecologie dans les intentions de vote au premier tour des élections régionales, selon un sondage CSA publié dimanche dans Le Parisien, Les faibles réserves de voix de l'UMP au second tour desserviraient la droite, selon un sondage CSA publié dimanche dans Le Parisien.
A votre droite : 33% des Français sont prêts à voter pour une liste UMP le 14 mars (+2 points), selon le sondage publié ce dimanche dans" le Parisien". A votre gauche : 22% se prononce en faveur de la liste PS (+1) et 15% pour la liste Europe Ecologie (-2).
Alors que les élections européennes avaient été marquées par un score quasiment identique pour Europe Ecologie (16%) et le PS, les socialistes semblent donc largement reprendre la tête de la gauche pour les régionales du mois de mars. Daniel Cohn-Bendit annonçait, lui, prudemment cette semaine que "15% ce serait formidable" sur le plan national.
Autres données du sondage CSA: le Modem est attendu à 9% (+1), le Front national à 7% (-1), le Front de gauche à 6% (stable), le Nouveau parti anticapitaliste à 5% (-1) et Lutte ouvrière à 3% (stable). L'abstention, bulletins blancs et nuls s'élèvent à 49% (-2).
A 33%, les intentions de vote pour l'UMP constituent "un beau score de premier tour, mais avec un inconvénient : ses faibles réserves de voix pour le second", écrit Le Parisien.
Le sondage a été réalisé les 13 et 14 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 880 personnes âgées de 18 ans et plus.
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01.01.2010
BONNE ANNEE A TOUTES & TOUS

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23.12.2009
le flop de Copenhague
« On a oublié d'inviter la Terre à la conférence sur le climat »
Entretien avec Michel Serres*
(Le Monde, 22 décembre 2009)
Professeur à l'université de Standford, Académicien, Michel Serres est l'un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture. Dans son dernier essai en date, Temps des crises (éd. Le Pommier, 84 p., 10 euros),
il retrace les bouleversements qui ont récemment transformé notre condition humaine, et soutient que la planète doit devenir un acteur essentiel de la scène politique. Nous lui avons demandé sa version du sommet de Copenhague.
Douze jours de négociations pour aboutir à un accord a minima : la montagne a accouché d'une souris. Pourquoi un bilan si décevant ?
Copenhague est à la géopolitique ce que les accords de Munich, en septembre 1938, ont été à la politique : un compromis lâche et dilatoire. Mais la comparaison s'arrête là. Si le sommet sur le climat a été un échec, c'est d'abord parce que mettre 192 personnes autour d'une table relève de la grand-messe plus que de négociations véritables. Le problème vient surtout de ce que ces 192 personnes sont des hommes d'Etat, dont la mission première est de défendre les intérêts de leur gouvernement et de leur pays. La politique, c'est son rôle, examine les relations humaines, fussent-elles conflictuelles.
Or, l'enjeu de Copenhague n'était pas les relations humaines, mais le réchauffement de la planète, la fonte des pôles, la montée des eaux, la disparition des espèces. Il s'agit d'un objet qui dépasse l'horizon classique du politique. Ce que montre avant tout le sommet de Copenhague, c'est que les limites du politique, au sens traditionnel du mot, sont aujourd'hui atteintes à un point sans précédent dans l'histoire.
L'échec était donc écrit d'avance ?
Il était en tout cas probable, et pour une raison simple : on a oublié d'inviter à Copenhague un partenaire essentiel, composé d'air, de feu, d'eau et d'êtres vivants. Cette absente, qui n'a encore jamais siégé dans aucun Parlement, je l'appelle la "Biogée", pour dire en un seul mot la vie et la Terre. C'est un pays dont nous sommes tous issus. Qui va représenter ce pays-là ?
Quel sera son ambassadeur, quelle langue parlera-t-il ? Cela reste à inventer. Mais nos institutions ne peuvent plus désormais se contenter de jeux à deux. Le jeu de demain doit se jouer à trois : nous ne pourrons plus rien faire sans tenir compte de la Biogée.
Jouer à trois, que voulez-vous dire ?
Il y a un tableau de Goya, Duel à coups de gourdin, qui l'explique très bien. On y voit deux hommes se battre avec des bâtons. De ce jeu à deux, qui va sortir gagnant ? Quand Hegel met aux prises le maître et l'esclave, il donne le résultat de leur lutte (l'esclave devenant le maître du maître), mais il oublie de dire où se déroule la scène. Goya, qui est peintre, ne peut pas se permettre cet oubli, et il situe cette bagarre... dans les sables mouvants. A mesure que les deux hommes se tapent dessus, ils s'enfoncent ! Et voilà pourquoi le jeu à trois, aujourd'hui, devient indispensable.
Les hommes politiques peuvent continuer de gérer leurs conflits de façon stratégique, guerrière ou diplomatique : tant qu'ils oublieront de représenter la Biogée, ils s'enfonceront dans les sables mouvants. A Copenhague, j'aurais voulu que ce tableau soit au milieu de l'amphithéâtre !
"Si le climat était une banque, on l'aurait déjà sauvé", a ironisé le président du Venezuela, Hugo Chavez, durant le sommet. Que vous inspire cette remarque ?
Ce que souligne Chavez, c'est la suprématie qu'a prise l'économie dans la gestion de notre monde. Depuis cent cinquante ans, il est entendu, aussi bien par la gauche extrême marxiste que par la droite la plus pure, que l'économie est l'infrastructure essentielle des sociétés. Dès lors, il suffit qu'arrive un gros nuage dans ce domaine pour que tous les politiques se mobilisent. Mais je soutiens depuis longtemps que l'économie n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Et que la crise financière qui bouleverse aujourd'hui le casino de la banque n'est que le révélateur de ruptures autrement plus profondes, pour lesquelles les termes de "relance" ou de "réforme" sont hors de propos
Ces ruptures que vous décrivez dans "Temps des crises", quelles sont-elles ?
La première, la plus profonde sans doute, c'est la disparition de la majorité paysanne. Au début du XXe siècle, il y a en Occident 60 à 65 % de paysans ; en l'an 2000, il en reste 1,8 %.
Cette chute brusque des populations rurales, qui va gagner rapidement les autres parties du monde, marque la fin d'une période qui a commencé... avec le néolithique. Or, la nouveauté d'un événement est toujours proportionnelle à la longueur de l'ère précédente. C'est donc un bouleversement considérable qui vient de se produire, dont les conséquences commencent seulement à se faire sentir. La bête rurale n'est pas la même que la bête urbaine, ce n'est pas le même "être au monde"... Et notre époque connaît bien d'autres ruptures. Dans des domaines aussi variés et importants que l'habitat, l'espérance de vie, la démographie, les communications, tout est véritablement en train de se transformer. Mais il y a une chose qui n'a pas changé, ce sont nos institutions. Et vous voudriez que cela n'explose pas ? Avec des instances gouvernementales prévues pour un milliard d'habitants quand nous sommes six milliards et demi ; pour des paysans quand nous sommes tous dans la ville ; pour des gens qui mouraient à 30 ans quand nous devenons centenaires ?
Comment faudrait-il modifier ces institutions pour tenir compte de "l'invitée manquante" de Copenhague ?
Je disais tout à l'heure que le sommet sur le climat a montré les limites du politique, mais il faudrait aussi parler du scientifique. Jamais ces 192 personnes ne se seraient réunies s'il n'y avait eu derrière elles les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), c'est-à-dire les savants. Deux groupes de personnes sont donc en jeu : un groupe d'experts qui savent mais qui ne sont pas élus, et un groupe d'élus qui ne savent pas.
Pour avancer, il faudra inventer une reconfiguration de ces deux profils. Celui du politique comme celui du scientifique, dont l'implication dans la vie de la cité est aujourd'hui absolument nécessaire.
Propos recueillis par Catherine Vincent.
* Philosophe.
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21.11.2009
TRICHEURS HEUREUX
“quand l’équipe de france perd, domenech demande la main d’Estelle Denis ; quand elle gagne, il demande la main de Thierry Henri.”

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